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Une première installation en clinique constitue toujours une forme d’aventure. Mais dans tous les cas, ca ne s’improvise pas.

BIEN CHOISIR SON INSTALLATION

La première chose à faire consiste à bien réfléchir à ce que l’on souhaite. Plus loin que sa propre spécialité, il est indispensable de se poser les bonnes questions. Où ai-je envie de travailler ? Dans quelles conditions ? De quelle façon puis-je exercer sans me retrouver bloqué par des contraintes ? Il est donc évident que la quête de l’endroit idéal ne se fait pas uniquement en épluchant les petites annonces dans les magazines ou sur le Net. Car en effet, difficile de trouver chaussure à son pied en seulement 20 lignes ! D’autant plus que l’engagement dans telle voie ou dans une autre reste propre à chacun, et se nourrit souvent de rencontres et de convictions personnelles. Pour Hervé, interniste d’une trentaine d’années « né » dans le CHU de Dijon, il n’était « pas concevable de s’installer ailleurs » et encore moins de pratiquer un autre exercice. Cyril, au contraire, ORL de 32 ans de son état, formé à Clermont-Ferrand, cherchait à respirer un air nouveau face aux « lassitudes de l’univers hospitalier trop pesantes ».

 

« AGENT DE MÉDECIN »

Bien souvent aussi, le médecin peut se heurter à des déceptions. En effet, il peut y avoir un décalage entre le fantasme que l’on se fait de l’installation dans un hôpital ou dans une clinique et la réalité des conditions dans lesquelles on est amené à exercer. C’est pour ça qu’il est essentiel de bien faire la part des choses entre ce qu’on rêve de faire et les moyens dont on dispose réellement.

Pour Julien Omnès, référent recrutement médical au sein du groupe de cliniques Vedici, la clé consiste donc à faire le « meilleur mariage » possible entre idéalisation et réalité. Et pour que la nuit de noces ne finisse pas en divorce prématuré, il y a des prérequis indispensables. « Tout d’abord, il faut être en phase sur les attentes réciproques » insiste Julien, « c’est-à-dire qu’il faut que l’appariement soit bien préparé. D’où la nécessité pour certains d’avoir un interlocuteur dédié, un véritable agent facilitateur. Un agent de médecin en quelque sorte ».

 

UN RECRUTEMENT ULTRAPERSONNALISÉ

Mais en quoi consiste le job d’« agent de médecin » exactement ? Avant toute chose, à bien connaître son joueur, l’équipe dans laquelle il pourrait évoluer et les infrastructures qui seront mises à sa disposition.

Et le fait de disposer d’un groupe de cliniques à travers la France représente un avantage majeur car cela donne l’opportunité d’effectuer un recrutement « ultrapersonnalisé » et d’avoir une vision d’ensemble sur les diverses opportunités qui pourraient se présenter à chacun. « Quand je suis en contact avec un praticien, je commence par faire un tour d’horizon des besoins existant au sein de l’ensemble des établissements du groupe », raconte Julien. « C’est à moi de sonder et de comprendre son projet, de faire les bonnes connexions. Mais c’est aussi à lui de se poser les bonnes questions. Sans quoi, il devient difficile de répondre à ses attentes. Je me souviens, par exemple, d’un couple de médecins pour qui une opportunité d’installation aurait pu se faire dans l’une de nos cliniques, en particulier. Mais au vu de leurs questions et de leur analyse, en croisant aussi les informations de terrain du directeur de clinique et des futurs associés, nous avons préféré réorienter notre démarche pour une autre option dans le groupe, qui correspondait mieux à ce qu’ils recherchaient ».

 

UNE INSTALLATION CLÉ EN MAIN

Bien évidemment l'étape suivante pour trouver l’endroit idéal consiste à le visiter. Et sur ce point, toutes les directions des affaires médicales en charge de cette phase n’offrent pas le même niveau de service. En particulier, certains établissements organisent une présentation de la structure, du cabinet, du plateau technique et de la potentielle future équipe, de façon coordonnée pour faciliter la prise de contact sur site sans perdre de temps et en toute efficacité. Un accompagnement qui n’est pas un luxe quand il existe. « Une installation, c’est du cousu main » précise Julien.

Enfin, si la visite est concluante, arrive le moment de l’installation. Et là encore on peut être confronté à certaines difficultés ou bénéficier de certains avantages, selon l’endroit choisi. Arriver en terre inconnue mais disposer rapidement de repères, de ses vacations opératoires, de ses créneaux de consultation, de ses clés de bureau… c’est indispensable ! Même disposer immédiatement de sa place de parking n’est pas un détail… cela peut faire sourire, mais qui n’a jamais connu un confrère qui cherchait toujours où se garer 15 ans après son arrivée dans l’établissement ? L’ensemble de ces dispositifs d’accompagnement au lancement d’activité, y compris parfois même la proposition de garanties financières, discutées au cas par cas, la première année d'ouverture du cabinet, rassurent et engagent vers un exercice libéral serein.

Du public au privé, le choix est large et les opportunités multiples. La dimension d’accompagnement et de conseil au recrutement et à la présentation des dispositifs d’installation peut donc se révéler déterminante, à une période si charnière qui nécessite une préparation mûrement réfléchie.

 

Article proposé en partenariat avec le groupe VEDICI

Portrait de La rédaction
article du WUD 18

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