La FHP et le projet de loi de santé : on en est o`u ?

La FHP organise ces 16 et 17 décembre ses Rencontres à Paris, et en profite pour faire passer le message politique

Le président de la Fédération de l'Hospitalisation privée Lamine Gharbi a exposé les revendications et les évolutions dans le dialogue avec le gouvernement pendant la conférence de presse ce mardi.

"Il y a eu des avancées", concède-t-il. Les échanges avec le cabinet ministériel ont semble-t-il conduit à quelques compromis. "L'alinéa 14 du projet de loi posait problème." Il demandait aux hôpitaux et cliniques privés de renouveler tous les cinq ans leur autorisation devant un jury de l'ARS. "C'est comme si on repassait notre doctorat tous les 5 ans", estime Lamine Gharbi.
"Or, une de nos revendications est l'égalité et l'équité de traitement entre les 3 secteurs : public, privé et associatif." L'article 14 a été supprimé, et "c'est un bon avancement".

Mais les revendications ne s'arrêtent pas là. "Le point de blocage majeur concerne la question de l'accessibilité financière", écrit le président de la FHP dans sa lettre à la ministre.
L'enjeu ici : l'habilitation au Service public hospitalier. Car le projet de loi en l'état actuel oblige l'établissement privé qui souhaite l'obtenir à pratiquer une maîtrise de la tarification des médecins, ce que refuse le FHP : "C'est hors de question. Les médecins sont des praticiens libéraux, donc sans subordination."
La FHP voit également dans le fait d'être associé au SPH des enjeux de reconnaissance et d'image. "L'idée est que chaque patient puisse avoir une solvabilité totale et un reste à charge zéro." Mais Lamine Gharbi refuse toute notion de pourcentage ou de plafond. "Je ne sais pas ce que c'est."

Le président de la FHP conclue : "Nous demandons deux choses : premièrement le report de la loi, et notamment une réécriture de la question financière. Deuxièmement, à être traité à égalité." Il insiste sur ce point : "c'est un combat pour l'égalité, et non pas contre le public et l'associatif. C'est une règle simple : mêmes droits, mêmes autorisations, mêmes obligations pour tous, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Et nous nous engageons à respecter les mêmes droits et devoirs si nous appartenons au SPH."

Source: 

Cécile Lienhard

Portrait de La rédaction

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