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« Après des mois de négociations », leurs employeurs « refusent de faire des progrès significatifs » pour « assurer une dotation en personnel suffisante, financer intégralement les prestations de santé des infirmiers et protéger ces derniers contre la violence au travail », précise la New York State Nurses Association (NYSNA) dans un communiqué.
Le syndicat affirme qu’il s’agit de la grève la plus importante jamais menée par cette profession dans l’histoire de la ville.
Dans un décret signé vendredi, la gouverneure de l’État de New York, Kathy Hochul, estime que ce mouvement social, en plein pic des maladies hivernales, risque d’avoir « un impact sur la disponibilité et la prestation des soins, menaçant ainsi la santé publique ».
Pour s'en prévenir, les trois groupes hospitaliers concernés ont libéré ou transféré des patients, annulé certaines procédures chirurgicales et eu recours à des recrutements temporaires.
Soutien du maire, pas de l'employeur
L'un deux, le groupe Mount Sinai , affirme ainsi : « Avec 1 400 infirmiers qualifiés et spécialisés, nous sommes prêts à continuer à fournir des soins aux patients pendant toute la durée de cette grève ». Concernant les revendications de la NYSNA, l’établissement les juge « extrêmes » et indique « ne pas pouvoir les accepter ».
Le nouveau maire de New York, le démocrate Zohran Mamdani, est venu apporter son soutien aux grévistes lors d’une conférence de presse dans la matinée.
« Nous voyons le travail que vous accomplissez, nous pensons que ce travail mérite d’être reconnu et nous sommes à vos côtés dans cette lutte », a-t-il déclaré, appelant les parties à « immédiatement revenir à la table des négociations » et à « négocier de bonne foi ».
En janvier 2023, environ 7 000 infirmiers avaient déjà fait grève pendant trois jours, obtenant finalement des mesures contre le manque de personnel.
Avec AFP