La dengue ravage la Guyane et la grippe montre ses premiers signes de faiblesse

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La Guyane française est confrontée à sa plus importante épidémie de dengue depuis une vingtaine d'années, avec 800 nouveaux cas en moyenne par semaine depuis début janvier. Pour les infections respiratoires aigües, la grippe - toujours très active - montre quelques signes d'infléchissement, là où la grippe et le Covid continuent de refluer. 

La dengue ravage la Guyane et la grippe montre ses premiers signes de faiblesse

© Midjourney x What's up Doc

"Nous sommes en phase de circulation active avec plus de 800 cas déclarés par semaine depuis le début de l'année", a confirmé le 6 février lors d'un point presse le directeur de l'ARS de Guyanne, Dimitri Grygowski.

D'après Santé publique France, 5 800 cas confirmés de dengue ont été recensés dans le département amazonien de 300 000 habitants depuis le début de l'année 2023, dont 2 996 déjà en 2024.

Deux génotypes de la dengue sur les quatre existants circulent en même temps, contribuant à l'intensification d'une épidémie également favorisée par la saison des pluies, qui multiplie les zones d'eau stagnante et donc les gîtes larvaires.

La collectivité territoriale de guyane (CTG) a promis d'"augmenter ses moyens humains et matériels" dans le domaine de la démoustication, dont elle a la compétence. Son président Gabriel Serville évoque une "épidémie d'une ampleur que nous n'avons pas connue depuis une vingtaine d’années".

D'après les travaux de l'Institut Pasteur, les épidémies de dengue sont de plus en plus rapprochées et intenses du fait notamment de la pression démographique.

Le changement climatique favorise aussi sa circulation et la maladie "gagne du terrain, notamment dans le sud de l'Europe depuis l'arrivée du moustique tigre", selon le directeur de l'Institut Pasteur de Cayenne, Christophe Peyrefitte.

Grippe encore active, fin du Covid et de la bronchiolite

Même si la totalité des régions métropolitaines demeurent en épidémie, on observe une "tendance à la diminution de la majorité des indicateurs" de la grippe, en ville comme à l'hôpital.

A l’hôpital, les passages aux urgences pour grippe/syndrome grippal ont ainsi diminué (-12% en une semaine), comme le nombre d'hospitalisations ensuite (-3%), a indiqué Santé Publique France dans son bulletin hebdomadaire. .

Pour deux autres grandes épidémies respiratoires, la bronchiolite et le Covid, le reflux est quasiment terminé.

La bronchiolite ne concerne plus aucune région de la métropole, et une seule, la Corse, reste en phase post-épidémique. Outre-mer, seule Mayotte demeure en épidémie, La Réunion est passée au stade post-épidémique.

Côté hospitalisations, la bronchiolite n'aura pas atteint le degré exceptionnellement élevé de la saison 2022-2023, mais l'épidémie aura cependant été conséquente.

Quant au Covid, les indicateurs, en médecine de ville, à l'hôpital ou dans les eaux usées, continuent à baisser, ou restent stables.

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/la-grippe-plus-meurtriere-que-le-covid-en-france-pour-la-premiere-fois-depuis-2020-la

A peine un tiers des Français de 65 ans et plus a reçu un rappel anti-Covid depuis le démarrage de la campagne automnale.

La HAS, sollicitée par le ministère, s'est prononcée récemment pour "une campagne de vaccination de printemps contre le Covid-19 pour les personnes de 80 ans et plus, ainsi que des résidents d’Ehpad/USLD et des personnes immunodéprimées", du 15 avril au 16 juin.

Avec AFP 

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