La campagne #Adopte1PUPH du CHU d’Angers, côté coulisses

Internes et PU-PH en backstage

Hier, le CHU d’Angers diffusait la troisième vidéo (voir ci-dessous) de sa campagne #Adopte1PUPH, qui vise à inciter les lauréats des ECN à choisir cet établissement pour leur internat. Selon un schéma désormais connu et inspiré du site de rencontre adopteunmec.com, on y voit un professeur (en l’occurrence la psychiatre Bénédicte Gohier), debout en un lieu emblématique de la ville (en l’occurrence la place du Ralliement). En voix off, un commentateur énumère les qualités de cette praticienne : « une écoute dépourvue de tout jugement », « une patience sans limites ». En incrustation, le texte se fait plus humoristique : « championne de France de Rubik’s Cube ».

Qu’est-ce qui peut pousser des PU-PH renommés à se prêter à un tel jeu ? « On peut faire un travail sérieux sans se prendre nécessairement au sérieux », explique le Pr. Pierre Abraham, physiologiste et médecin du sport qui avait participé à la première vidéo de la campagne : on l’y voyait en blouse, immergé jusqu’à la taille dans une piscine. L’idée, d’après ce PU-PH, est d’améliorer l’image du CHU en adoptant un ton décalé par rapport à la communication usuelle.

« On ne va pas lutter contre Lyon ou Grenoble »

« Nous n’avons pas à rougir de notre formation, et pourtant, Angers est loin d’être parmi les premières villes choisies par les internes », analyse-t-il. « On ne va pas lutter contre Lyon ou Grenoble, on n’a pas la mer ou la montagne, mais il n’y a pas de raison que nous souffrions d’un tel déficit d’image ».

En mettant les PU-PH hors du cadre hospitalier, Angers adopte le ton de l’humour pour mieux présenter ses atouts. L’enjeu est en effet avant tout l’information. « Cette campagne est un point d’appel pour attirer le regard des internes qui pourraient se renseigner », explique Lysandre Delamarre, interne en psychiatrie qui a participé à la troisième vidéo. Il s’agit en effet d'appâter les potentiels internes pour un événement en ligne qui se tiendra le 25 juin prochain, où ils pourront poser leurs questions aux PU-PH et aux internes.

Une stratégie payante ? « On verra une fois que les choix seront faits », élude, pragmatique, le Pr. Abraham. Réponse dans quelques semaines, donc.

Source: 

Adrien Renaud

Portrait de La rédaction

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