15 ans de réclusion criminelle. C’est la peine écopée par le chirurgien Joël Le Scouarnec, ce jeudi 3 décembre. Depuis lundi, ce spécialiste de chirurgie viscérale de l’Hôpital de Jonzac était jugé aux Assises de la ville de Saintes (Charente-Maritime). Les faits qui lui étaient reprochés ? Plusieurs cas d’agressions sexuelles et viols sur quatre mineures de moins de 15 ans – dont deux de ses nièces, une patiente et la fille de ses voisins.
Cette peine de prison, conforme aux réquisitions de l’avocat général, a été assortie d’un suivi socio-judiciaire de trois ans, d’une injonction de soins ainsi que de l’inscription de l’accusé au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes. Dans la salle au moment de l’énoncé du verdict, les victimes ont accueilli cette nouvelle avec un soulagement visible. « C’est extrêmement important pour elles. Mes clients revivent, respirent », a témoigné l’avocate des deux nièces de l’accusé, Maître Delphine Driguez. De son côté, l’ancien médecin a conservé un visage impassible à l’annonce de sa condamnation. « Il a éprouvé des regrets, des remords. Il n'a pas formulé d'excuses car il sait très bien que ses actes sont impardonnables », a commenté son avocat, Me Thibaut Kurzawa.
Un dénouement qui ne constitue pourtant que le premier volet d’une affaire sordide longue de plus de trente ans. En octobre dernier à Lorient, Joël Le Scouarnec était mis en examen pour 312 faits présumés de viols et d’agressions sexuelles commis principalement sur des enfants présents dans les hôpitaux dans lesquels il a exercé. Des faits glaçants que l’ancien praticien a documentés minutieusement dans des journaux intimes pendant plus de trente ans et pour lesquels il sera jugé dans un second temps.
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