Intelligence artificielle en santé : Paris Descartes ouvre un DU !

L’Université Paris Descartes ouvre en septembre 2019 un nouveau diplôme universitaire (DU) "Intelligence artificielle appliquée en santé". Cette formation 90 heures accueillera 30 personnes de janvier à mai 2020.

L’Université Paris Descartes et ses centres de recherche avaient déjà piloté tout au long de l’année universitaire 2018-2019 un projet d’études et de recherche ambitieux autour du thème de la régulation l’Intelligence artificielle (IA). Un projet de recherche qui se clôturera fin septembre par une ultime séance. Avant la remise d’un livre blanc issu des séances au Secrétariat d’État du numérique.

La faculté franchira un nouveau pallier à la rentrée, puisqu’elle va inaugurer en septembre 2019 un nouveau diplôme universitaire (DU) "Intelligence artificielle appliquée en santé". Cette formation de 90 heures accueillera 30 personnes de janvier à mai 2020. Elle est ouverte aux professionnels et aux étudiants de 2e et 3e cycle en santé, informatique, mathématiques, sciences humaines et sociales, mais aussi aux étudiants issus d’écoles de commerce et d’écoles d’ingénieurs. Les candidatures sont ouvertes.

Objectif général du DU ? Promouvoir l’IA en santé « pour des meilleurs soins, plus d’humanité et à un meilleur coût » mais aussi « pour accompagner les changements liés à l’IA en Santé, sociétaux, techniques et professionnels ». À la fin de la formation, les étudiants devraient être à même « de comprendre les enjeux de l’IA en santé pour être en mesure de coordonner un projet d’IA en santé », mais aussi d’avoir une « approche systémique de l’IA en santé » ou d’« appréhender un modèle économique, organisationnel, règlementaire et éthique pérenne ».

Le seul DU accessible aux étudiants et praticiens du monde de la santé

Le programme se décline en quinze modules. Le module 2 porte sur les centres de données médicales. Objectif : « utiliser l’IA pour générer des bases de données structurées à partir de dossiers médicaux de vie réelle ».  Un autre module porte sur l’automédecine : « utiliser l’IA pour évaluer et promouvoir la santé individuelle sans l’aide d’un médecin ». D’autres sont consacrés à l’imagerie, aux robots, aux avatars ou à la télémédecine.
 
« Cet enseignement représente une première en France dans ce domaine et vise à former les profils pluridisciplinaires et transversaux de la santé qui seront amenés à utiliser l’intelligence artificielle au quotidien », a précisé l’université qui inaugure le seul DU « accessible à des étudiants et praticiens du monde de la santé, sans nécessairement requérir des connaissances poussées en informatique et ingénierie », selon le Quotidien du médecin qui précise que plusieurs écoles spécialisées ou facultés colorent le cursus d'étudiants ingénieurs et en informatique avec de l'IA en santé.

Enfin, le seul à une exception près, car la faculté de médecine de Lille lance aussi un DU d’intelligence artificielle en santé dès novembre 2019. 
 
Mais il est vrai que les écoles d’ingénieur ne sont pas en reste. À l’image de l’université Euromed de Fès (Maroc) qui lancera à la rentrée 2019 l’École d’ingénierie digitale et d’intelligence artificielle (EIDIA), en partenariat avec Polytechnique.

Quatre nouveaux instituts interdisciplinaires d'intelligence artificielle

L’école Polytechnique de Paris-Saclay avait également lancé en septembre 2018 un Graduate degree Artificial Intelligence and Advanced Visual Computing (Intelligence artificielle et informatique visuelle avancée), en association avec Inria, l’ENSTA Paris et Télécom Paris, rapporte L’Étudiant qui précise que « la formation en IA de Polytechnique est destinée aux étudiants internationaux et français de niveau M1 avec de solides connaissances en mathématiques et en informatique ».

Enfin, le gouvernement a annoncé le lancement de quatre instituts interdisciplinaires d'intelligence artificielle (3IA) à Grenoble, Nice, Paris et Toulouse. Labellisés pour une période initiale de quatre ans et dotés de 75 millions d’euros via le 3e volet du programme d’investissements d’avenir (PIA3). « J'attends des 3IA qu'ils fonctionnent rapidement en réseau au plan national avec l'appui de l'INRIA qui coordonne le programme national de recherche, avec leurs homologues allemands et plus largement avec les meilleures institutions de recherche mondiale en IA », a déclaré Frédérique Vidal.
 

Portrait de Julien Moschetti

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