Faux certificat de vaccination : Pour la contractuelle de la CPAM, direction la case prison !

Fin juillet, la receleuse de la CPAM a été condamnée à 18 mois de prison. Les faits qui lui sont reprochés ? Avoir vendu des attestations vaccinales sur Snapchat.

Un an de prison ferme. Ce 26 juillet, c’est le pactole remporté par une contractuelle du vaccidrive de Villepinte (Seine-Saint-Denis). Son tord ? Avoir vendu des faux certificats de vaccination sur les réseaux sociaux.

C’est au tribunal de Bobigny que la sentence est tombée. Au programme, un an de prison ferme aménagé sous forme de détention à domicile avec bracelet électronique, six mois de sursis et dix mille euros d’amende.

Une note salée qui s’explique notamment par le butin retrouvé chez elle. En tout, « 20 attestations », près de 7 000 euros et pléthore de numéros de sécurité sociale ont été débusqués par les enquêteurs. Lors de sa garde à vue, la mise en cause a par ailleurs reconnu avoir généré pas moins de 200 QR codes. Un précieux sésame qu’elle vendait 200 euros l’unité sur le réseau social Snapchat.

C’est « à la demande d’un tiers et de la soeur de ce dernier » que ce sombre business aurait débuté. Un trafic qui aurait mis la puce à l’oreille à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie. Sa directrice a en effet été informée « de l’obtention frauduleuse d’attestations de vaccination certifiées par deux personnes non vaccinées ».

Cette alerte a donné lieu à une enquête. Bilan de l’histoire ? Ces deux personnes dépositaires d’un certificat de vaccination ne se seraient jamais présentées au centre. Les dates d’obtention, quant à elles, correspondent aux jours travaillés de la contractuelle.

Par la suite, 10 000 euros ont été dégottés au domicile de la soeur d’un complice de la mise en cause. À l’instar de cette dernière, elle a également été condamnée - écopant d’un an d’emprisonnement avec sursis et 3 000 euros d’amende.

Une part du gâteau que les deux femmes ont tout de même su partager avec les deux fantômes du centre de vaccination. Tous deux s’en sont sortis avec deux mois de prison avec sursis et une amende de 1 500 euros (dont l’un avec sursis). Un geste commercial dont ils se seraient bien passés.

Portrait de Julia Neuville

Vous aimerez aussi

Épidémie, an 2. Didier Raoult sévèrement mis en cause par un avis du Comité d'éthique du CNRS ; épidémie contenue et « sous contrôle » au niveau...

En partenariat avec la CNAM, le groupe Point Vision vient de lancer un centre de téléconsultation ophtalmologique. Une expérimentation débutée il y a...

Épidémie, an 2. Entre traques, menaces et espoirs, la lutte contre le Covid-19 se poursuit.

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.