Faire baisser la mortalité maternelle avec des SMS

Dans les pays développés, quand on pense « santé mobile », on imagine des applications pour smartphone qui peuvent nous aider à suivre notre tension ou à mesurer notre activité physique. Mais dans les pays en développement, les téléphones portables peuvent sauver des vies, au sens le plus immédiat de cette expression.

Un exemple au Cameroun, où environ 6 femmes enceintes sur 1 000 meurent en couches. Dans ce pays, la rapidité d’accès à un professionnel de santé peut décider de la vie ou de la mort de la mère comme de son enfant. C’est pourquoi un service de SMS à destination des parturientes vient d’y être mis en place dans une petite localité du nord du pays.

« Nous essayons d’identifier les femmes enceintes […] ainsi que leurs coordonnées GPS », expliquait la semaine dernière le coordinateur du projet, Patrick Okwen, au site scidev.net. En cas de symptômes inquiétants, « elles peuvent utiliser leur téléphone portable, celui de leur mari, de leurs proches ou de leurs voisins, et activer un système de référence qui dira au médecin, à la sage-femme et au chauffeur [de l’ambulance] qu’il y a une femme qui a besoin de soins. Le chauffeur, avec un smartphone, localisera la femme grâce à ses coordonnées GPS et l’amènera à l’hôpital ».

M. Okwen explique que le projet a sauvé la vie d’une femme deux jours après sa mise en service. On peut toutefois se demander si un tel mécanisme pourrait être étendu à l’ensemble du territoire camerounais. Car si les téléphones portables prolifèrent jusque dans les coins les plus reculés du pays, ce n’est pas le cas des ambulances, des sages-femmes… et des médecins !

Portrait de La rédaction

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