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Des spécialités délaissées, des CHU boudés, le choix des internes est tombé, et des classements se dessinent. Cette année, il y avait, en comptant les CESP, 9025 affectations d’internat possible. Un record, mais bien sûr tout n’a pas été pourvu. Certaines spécialités n’ont pas fait le plein, toujours un peu les mêmes délaissés.
Ainsi 27% des postes en Santé Publique n’ont pas trouvé preneur, la biologie médicale aussi devra fonctionner avec 23% de ses postes d’interne vacants, suive de près par la médecine du travail et ses 22% de postes vides. La gériatrie non plus ne pourra pas compter sur des effectifs pleins, avec 17% de vacances, ainsi que la psychiatrie, grosse spécialité qui pourtant ne remplit plus vraiment, cette année 6% de postes restants à l’issue des choix, ce qui équivaut à 34 futurs psychiatres manquants sur les 534 prévus.
Les spécialités santé publique, biologie médicale, médecine du travail n’ont pas fait le plein
Toutes les autres spécialités ont trouvé preneur auprès des futurs internes, à l’exception de la médecine générale, mais dans la catégorie CESP, c’est-à-dire en Contrat d’Engagement de Service Public, où sur les 246 postes d’internes proposés, 26 vont rester vides.
On rappelle que cette année, comme les précédentes d’ailleurs, les premières spécialités à avoir rempli leur quota étaient respectivement, chirurgie plastique, dermatologie, ophtalmologie.
Maintenant place aux CHU, quelles sont les villes les plus prisées, celles où les internes se sont précipités à cœur joie. Seulement quatre CHU ont entièrement fait le plein, ils ne leur restent aucun poste d’interne vacant, les hospices civils de Lyon, Tours, Nice et La Réunion. Voilà des CHU, qui ne manqueront pas d’internes dans aucune spécialité.
Les CHU de Nancy, Clermont-Ferrand ou Dijon n’ont pas tellement attiré
Au contraire, certains CHU ont moins la cote. Et s’ils sont nombreux à ne pas avoir rempli, surtout dans les spécialités précédemment citées qui attirent moins, Nancy, Clermont-Ferrand et Dijon, sont quand même les CHU où il manquera le plus d’internes cette année.
Avec 6,4% de vacances pour le CHU Lorrain, 6,1% pour l’Auvergnant, et 5% pour le Bourguignon.
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