Covid-19 : Douze personnes à l’origine de 65 % des fausses informations

Récemment, une ONG a révélé qu’une petite douzaine de personnes était responsable de 65 % des fakes news qui circulent sur internet à propos des vaccins. En tout, pas moins de 59 millions de personnes seraient touchées.

Kelly Brogan, Kevin Jenkins, Ben Tapper… Ces noms ne vous disent rien ? Et pourtant, ils bousculent considérablement le quotidien de la profession. Récemment, une ONG a révélé que seulement douze personnes étaient responsables de la grande majorité des mauvaises informations qui circulent sur internet à propos de la Covid-19.

Pour parvenir à cette conclusion, le Center for Countering Digital Hate (CCDH), une organisation qui lutte contre la désinformation online, est remonté à la source de 812 000 posts publiés entre le 1er février et le 16 mars. Un travail d’ampleur qui leur a permis d’établir que 65 % des fakes news étaient diffusées par « une petite douzaine de désinformateurs » comme il les surnomme. Parmi eux notamment ?

  • Robert Kennedy Jr, le neveu de John Kennedy - adepte de la théorie liant 5G à vaccin anti-Covid ;
  • Joseph Mercola - un militant très influent connu pour ses positions anti-vax. « C'est un entrepreneur anti-vaccin à succès, vendant des compléments alimentaires et des faux remèdes comme alternatives  », peut-on lire dans le rapport. 
  • Erin Elizabeth - connue notamment pour son livre complotiste sur la famille Rothschild. "Partenaire de Joseph Mercola, [elle] dirige Health Nut News, une important site Web de santé alternative", détaillent les auteurs.
  • Christiane Northrup - une médecin qui a adopté à la fois les médecines alternatives et les complots anti-vaccin. 
  • Ty et Charlene Bollinger. «Ty et Charlene Bollinger sont des entrepreneurs anti-vax qui gèrent un réseau de comptes qui commercialise des livres et des DVD sur les vaccins, le cancer et le COVID-19. », précise l'ONG.

Une courte liste qui fait d’ailleurs beaucoup de dégâts. Selon l’ONG, ces derniers seraient suivis par pas moins de 59 millions de personnes - soit l’équivalent de la population italienne. Leur terrain de jeu favori ? Facebook, où ils seraient responsables de 72 % des contenus anti-vaccins qui y sont partagés. Une prospérité qui ne semble pas prête de s’arrêter, puisque seuls trois de leurs douze profils ont été bannis.

Devant ces chiffres inquiétants, l’ONG appelle les groupes technologiques à se saisir de ce problème. « La grande majorité des contenus préjudiciables étant diffusés par un certain nombre de comptes, la suppression de ces quelques individus et groupes les plus dangereux peut réduire considérablement la quantité de désinformation diffusée sur les plateformes », assure-t-elle, souhaitant les voir (enfin) passer des promesses… à l’action !

Source: 
Portrait de Julia Neuville

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