Aucune fermeture d’hôpital jusqu’en 2022, "annonce" Emmanuel Macron

Dans le discours qu’aurait dû prononcer Emmanuel Macron lundi soir, le président de la République annonçait une suspension des fermetures d’hôpital pendant son quinquennat.
 

La grand-messe du président de la République a été éclipsée par Notre-Dame. Son allocution prévue le soir du 15 avril sur TF1, annulée alors que le brasier de la cathédrale parisienne monopolisait les médias, a rapidement « fuité » dans la presse. Le discours complet, faisant un bilan du Grand débat national, publié par Lundi matin, et dont l’authenticité a été confirmée plus tard par l’Élysée, dit un tout petit mot sur la santé. Sans rentrer dans beaucoup de détails.
 
Emmanuel Macron avait ainsi prévu de déclarer son engagement pour maintenir ouverts les établissements de santé. « J’ai décidé que, jusqu’à la fin du quinquennat, sauf demande des maires, il n’y aura plus aucune fermeture d’école, aucune fermeture d’hôpital sur notre sol », peut-on lire. Il justifie cette décision par le fait que « beaucoup de nos concitoyens ont le sentiment que leur territoire est abandonné ».

Réorganisation n’est pas fermeture

Ce moratoire sur les fermetures ne semble pas remettre en cause le plan « Ma santé 2022 », mené par la ministre de la santé depuis bientôt deux ans. Le manque de détails valide l’idée de réorganisation des établissements, avec la création d’hôpitaux de proximité prodiguant des soins primaires en priorité, et exempts de services de chirurgie. Sans doute en remplacement, parfois, d’établissements disposant de plateaux techniques plus lourds mais considérés comme inadéquats.
 
Sans plus de détails, on peut se demander ce qu’il adviendra des maternités « dangereuses » ayant vocation à fermer – pointées du doigt pour leur manque de personnel, et donc de sécurité pour les parturientes –, et dont le devenir cristallise les débats politiques locaux. Cette annonce signifierait-elle un retour en arrière sur l’intention de les convertir en centres de périnatalité ? L’implication de l’avis des maires intrigue…

Les aides-soignants aidés

Autre sujet abordé par le président : les Ehpad. « Je sais le désarroi et l’inquiétude et nous allons devoir traiter le sujet, en citoyens conscients et sérieux », introduit-il, avant d’annoncer que « les financements, les investissements, les embauches seront finalisés pour l’automne de cette année ».
 
D’après la feuille de route annoncée par Agnès Buzyn, 20 000 postes d’aides-soignants devraient être financés, et des primes sont prévues pour ceux qui travaillent déjà en Ehpad.
 
Macron et la santé. Over.
 

Portrait de Jonathan Herchkovitch

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