Après Dax, c’est au tour de Villefranche d’essuyer une cyberattaque

A 4h30 le 15 février, le centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône (Rhône) a été victime d’une cyberattaque. Un événement qui vire malheureusement à la tendance.
 

Après le SARS-CoV-2, c’est au tour de virus informatiques de perturber la fragile organisation des centres hospitaliers. Dans la nuit du 15 février, le CH de Villefranche-sur-Saône (Rhône) a essuyé une attaque informatique d’ampleur. Un événement qui survient quelques jours à peine après celle survenue au centre hospitalier de Dax-Côte d’Argent dans les Landes.
 
Détectée à 4h30 du matin, cette attaque a été provoquée par le crypto-virus RYUK – un rançongiciel, capable de rendre inaccessible les données d’un système informatique jusqu’au paiement d’une rançon. Bilan de l’opération ? Les sites Villefranche, Tarare et Trévoux de l’Hôpital Nord-Ouest seraient « fortement » impactés, selon un communiqué de ce dernier.
 
Afin de limiter la propagation du virus dans le système de l’hôpital, des mesures préventives sont – là-aussi – de mise. Les accès aux systèmes d’information et à internet ont été coupés. Les postes de travail, quant à eux, ont été déconnectés. La téléphonie ne serait plus accessible non plus. Seul le standard des Urgences demeure opérationnel.  
 
Désormais, c’est en « procédure dégradée » que les équipes doivent travailler. Au programme : la mise en place d’une cellule de crise pensée pour organiser le fonctionnement des trois sites hospitaliers, la mobilisation de l’ARS Rhône-Alpes, du SAMU et des pompiers chargés d’orienter les nouveaux patients vers d’autres établissements de santé, ainsi que la déprogrammation des opérations chirurgicales prévues ce mardi.  
 
Un branle-bas de combat qui a cependant permis de continuer d’assurer la prise en charge des patients dans les services de soins continus et de réanimation. Même topo du côté du service de néo-natalité et de la maternité. La campagne de vaccination Covid, quant à elle, n’a pas non plus subi de coup d’arrêt.
 
Si les investigations menées par l’ANSSI se poursuivent, les centres hospitaliers sont souvent considérés par les cybercriminels comme des cibles privilégiées. Une tendance qui se serait « accrue en 2020, notamment dans le contexte de pandémie liée à la Covid-19 ». Espérons simplement que cela ne vire pas à la pandémie...  

Portrait de Julia Neuville

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