Adieu le PASS/LAS, bonjour la nouvelle licence « orientée santé »

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Après seulement six ans d’existence, le gouvernement tourne la page du système PASS/LAS. Les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur ont dévoilé ce vendredi les contours d’une réforme de la première année des études de santé prévue pour 2027. Objectif : simplifier un dispositif jugé illisible et inégalitaire.

Adieu le PASS/LAS, bonjour la nouvelle licence « orientée santé »

© Midjourney x What's up Doc

 

À partir de la rentrée 2027, le PASS et les LAS disparaîtront au profit d’une licence « orientée santé » harmonisée au niveau national. 

Cette nouvelle première année reposera sur une architecture en trois blocs, précisent les deux ministère de tutelles : un socle d’enseignements fondamentaux en santé, une discipline complémentaire (biologie, droit, sciences humaines…), et un bloc de compétences transversales incluant notamment éthique et communication.

Redoublement possible

Les modalités de sélection pour le passage en médecine ou dans les autres filières de santé évoluent également. Les étudiants pourront candidater en fin de première ou de deuxième année de licence. Le cursus kinésithérapie est désormais pleinement intégré au dispositif, aux côtés des quatre autres filières (médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie). 

L’évaluation sera fondée sur l’ensemble du parcours, avec validation obligatoire des blocs et note minimale, éventuellement complétées par des épreuves orales. Autre nouveauté : le retour de la possibilité de redoubler (dans la limite d’une fois).  

Le dispositif prévoit en parallèle un élargissement des passerelles, notamment pour les étudiants issus d’autres licences ou les professionnels paramédicaux, ainsi qu’une intégration complète de la kinésithérapie dans les filières accessibles.

Un peu des deux

Cette réforme s’inscrit dans la continuité des transformations engagées depuis la suppression de la PACES en 2020, qui avait mis fin au concours unique et au numerus clausus, au profit du PASS et des LAS, avec l’ambition de diversifier les profils et de limiter les échecs massifs.

Mais en quelques années, le système s’est complexifié, avec des organisations différentes selon les universités et une lisibilité jugée insuffisante pour les lycéens. 

Le gouvernement en fait aujourd’hui le constat. « Le dispositif PASS/LAS a apporté des avancées réelles (…) mais il a aussi engendré une complexité devenue insupportable pour les étudiants et leurs familles », reconnaît le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste.

Même tonalité du côté de la Santé, où Stéphanie Rist insiste sur la nécessité de « clarté, d’équité et d’accompagnement ».

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/tribune-duniversitaires-pour-le-maintien-du-pass-las-le-retour-une-voie-unique-refermerait

En creux, cette nouvelle réforme marque une forme de rééquilibrage : conserver l’objectif de diversification introduit en 2019, tout en revenant à un cadre plus homogène à l’échelle nationale. Reste à savoir si ce nouvel équilibre s’avérera efficace et s’il perdurera dans le temps. 

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