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« Malgré un programme national de dépistage instauré en 2014, on observe des disparités et une hétérogénéité dans les pratiques selon les régions, entraînant des inégalités dans l'accès aux soins », explique la HAS dans un communiqué pour justifier ces nouvelles recommandations.
Jusqu’à présent, le dépistage de la surdité n’était censé être systématique qu’à la maternité dans les jours suivant la naissance. Dans les faits, il donnait néanmoins souvent lieu à un nouvel examen quelques semaines plus tard.
La HAS se prononce désormais en faveur de la généralisation de ce second examen.
Des tests à la maternité, puis dans le premier mois de vie
Le dépistage doit passer par une « première étape incluant deux tests réalisés au sein de la maternité ou de l’unité de néonatologie », explique-t-elle. Puis, « la seconde étape si nécessaire (sera) réalisée dans le premier mois suivant la naissance », poursuit l’autorité, dont les avis sont généralement suivis par le gouvernement.
La HAS recommande également d’abaisser le seuil auquel les examens sont effectués pour tester l’audition du bébé. Elle « recommande que le dépistage néonatal de la surdité soit réalisé sur chacune des deux oreilles, à un seuil de 35 dB, au lieu de 40 dB précédemment ».
Ces mesures visent à mieux prendre en charge rapidement la surdité de l’enfant, dont la HAS rappelle les lourdes conséquences. « Elle peut avoir différents degrés de sévérité, allant de la surdité modérée à la surdité profonde et peut entraîner de graves conséquences sur l’acquisition du langage, le développement cognitif et l’intégration sociale », explique-t-elle.
Avec AFP
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