Téléconsultation : un usage 30 fois plus important qu'avant l'épidémie

Malgré le déconfinement, l'usage de la téléconsultation serait encore 30 fois plus fort qu'avant l'épidémie, selon Doctolib qui propose cinq recommandations pour pérenniser son usage.

Un chiffre, cinq recommandations. Pour Doctolib, l'usage de la téléconsultation serait encore 30 fois plus fort qu'avant l'épidémie, ce qui laisse présager une inscription durable de cette pratique dans la vie des Français. En effet, la licorne française a enregistré ​41 000 consultations vidéos par jour en mai, contre ​1 500 avant l’épidémie, mais aussi 110 000 au cours des seuls 3 premiers jours de juin. Au niveau national, nous sommes​ passés de​ 15 000 consultations vidéo par semaine​ avant l’épidémie à plus de ​1 million ​au cœur de l’épidémie (1).
 
La persistance de ces usages malgré le déconfinement prouve l’intérêt de la téléconsultation pour les professionnels de santé et les patients. Interrogés sur ses avantages par Doctolib (2), les praticiens indiquent qu’elle leur permet​ tout d’abord d’être payés pour l'ensemble de leur travail, « les praticiens réalisant beaucoup de tâches non rémunérées pour leurs patients (conseil par téléphone, échanges par email, etc. (​57%​) », précise l’entreprise. 
 
Par ailleurs, la téléconsultation permet aux professionnels d’améliorer leur confort de travail au quotidien en pouvant notamment exercer depuis chez eux sur certaines plages horaires (45%​), poursuit Doctolib, qui ajoute que ceux-ci apprécient aussi de « pouvoir suivre plus fréquemment et plus simplement leurs patients​, améliorant ainsi la prévention et le suivi dans leur activité (​36%​) ».

5 mesures à prendre

Mais ce n’est pas parce que le niveau d’usage de la téleconsultation a fortement augmenté ces derniers mois que son avenir est acquis. Pour pérenniser son usage après l’épidémie, Doctolib recommande donc de prendre 5 mesures après l’épidémie :
 
- permettre aux sages-femmes, masseurs-kinésithérapeutes infirmières et orthophonistes de continuer, après l’épidémie, à réaliser des téléconsultations  ;
- Créer une aide financière plus incitative pour encourager les professionnels de santé à utiliser la consultation vidéo ;
- Encourager l'usage des solutions sécurisées de consultation vidéo et mettre un terme au remboursement des actes réalisés via des solutions non médicales de consultation vidéo ou par téléphone, décidé à titre exceptionnel pendant l’épidémie ;
- Faciliter l’accès des patients à la consultation vidéo auprès de leur médecin généraliste et spécialiste, tout en préservant le rôle du médecin traitant et le parcours de soins coordonnés
- Produire des indications de bonnes pratiques à destination des professionnels de santé et des patients pour les guider dans l’adoption de ce nouvel usage.
 
1 : Source : chiffres de la Caisse nationale d’assurance maladie (comparaison début mars à mi-avril).
2 : Source : sondage réalisé le 21 avril auprès de 1000 praticiens utilisateurs de la Consultation vidéo Doctolib.
 

Portrait de La rédaction

Vous aimerez aussi

La télésurveillance des maladies chroniques en débat
Presse auscultée. Né d’un partenariat entre le MIT et Boston Dynamics, le robot-chien Spot permet aux médecins d’établir un premier diagnostic sans s...
Organisé par le ministère des Solidarités et de la Santé, le premier concours vidéo « Parlez-nous télémédecine » a récompensé 6 lauréats. Objectif :...

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.