Starting something new in Cardiff !

Une expérience à l’étranger pour un généraliste, ca peut être une occasion de se tourner vers des activités moins développées habituellement : la recherche, l’exercice en télémédecine… Autant de projets qu’il est possible de tenter (aussi) à Cardiff !

À la recherche… de la recherche

Si vous êtes intéressé par la recherche, les nombreux accords et projets existant entre les universités européennes peuvent constituer autant d’opportunités… il est possible de trouver des contacts par le biais de la vôtre ! Ce peut également être l’occasion de monter un projet de toutes pièces, avec des demandes de financement. Il faut alors prévoir au moins 1 an pour monter ce type de dossier en respectant des deadlines.

La réalisation d’un master dans le but d’intégrer une carrière universitaire au retour reste une possibilité. Vous pouvez le faire au Royaume-Uni, le principal obstacle étant alors le coût de l’inscription à l’université : en général entre 5 000 et 10 000 £ (6 000 à 12 000 €). Mais il existe de nombreuses bourses auxquelles postuler et il reste très rare qu’un étudiant paye à lui seul la totalité de son inscription. De plus, de nombreux masters sont disponibles en France avec enseignement à distance. Un guide très utile et détaillé a été fait par la FAYR-GP (French Association of Young Researchers in General Practice), regroupant les modalités d’enseignement et de candidature de chacun des masters, avec leurs avantages et inconvénients.

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Un autre bon plan peut être celui d’une embauche à l’université de Cardiff en tant que Honorary Research Associate, ce qui signifie « associé de recherche clinique à titre honorifique », et donc non rémunéré… Malgré l’absence de salaire, ce poste permet d’être intégré(e) dans la vie universitaire, de participer à toutes les réunions et de profiter des avantages qu’offre une université britannique : cours de langues pour améliorer son anglais académique, de bibliographie, accès à toutes les bibliothèques du campus ou encore possibilité d’intégrer les équipes sportives.

Surtout, il ne faut pas hésiter à contacter spontanément les professeurs des universités britanniques, qui ont beaucoup plus de moyens qu’en France. Les associations telles que la WONCA (World Organization of Family Doctors) et la FAYR-GP peuvent être d’une grande aide pour accompagner et orienter vers les bons contacts.

Et si vous projetez de rentrer en France après ce séjour à l’étranger, il est conseillé de rester en lien avec l’Hexagone et de continuer à vous rendre aux différents congrès français, surtout si votre objectif de carrière est d’intégrer un poste universitaire au retour.

La clinique sans frontières

Pour continuer d’exercer la médecine générale, il est possible d’organiser régulièrement des séjours français pour faire des remplacements.

Mais une autre option, une nouvelle manière d’exercer la médecine générale existe : la télémédecine. Elle est idéale pour un médecin expatrié sans possibilité d’exercer là où il se trouve ! La société Qare, par exemple, permet d’effectuer des vidéoconsultations médicales en France, après l’avoir proposé en premier lieu aux Français vivant à Londres.

Ainsi, même sans projet monté de manière très anticipée, on peut développer des activités médicales variées et passionnantes… Cardiff vous attend !

Portrait de Flore Laforest
article du WUD 38

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