© IStock
Cette réforme, appelée "sérialisation", consiste à ajouter un pictogramme noir et blanc (dit "datamatrix") sur chaque boîte de médicaments, pour tracer son parcours de l'usine à l'officine et lutter ainsi contre les contrefaçons à l'échelle européenne. Actée depuis 2011 par une directive de Bruxelles, la mesure est entrée en vigueur début 2019.
Mais "la France est à la traîne sur ce sujet, loin derrière absolument tous les autres pays de l'Union européenne", a souligné François Braun lors d'un colloque de l'Ordre des pharmaciens.
56% des officines sont dans les clous et connectées au répertoire national de vérification des médicaments
"Ce retard expose la France à de lourdes sanctions de la part de la Commission européenne, de l'ordre de plusieurs centaines de millions d'euros", a-t-il ajouté.
Le ministre a par conséquent averti "avec résignation" que le gouvernement appliquerait "des sanctions très prochainement pour les pharmaciens qui ne répondraient pas à leurs obligations".
A ce jour, un peu plus de 56% des officines sont dans les clous et connectées au répertoire national de vérification des médicaments (lui-même relié au fichier européen), selon le dernier pointage de la FSPF, premier syndicat des pharmaciens.
A voir aussi
Chikungunya en Guyane : la HAS privilégie le vaccin Vimkunya pour les plus fragiles
Un patient atteint du VIH en rémission après une greffe destinée à traiter un cancer du sang
Évaluation des médicaments : la HAS veut que les industriels la laisse travailler
Cancer de l’ovaire : deux traitements permettent de gagner quelques mois de survie
Thérapies géniques : en grande difficulté, le seul site industriel français cherche un repreneur
Épilepsie : tension sur Alepsal de Teofarma, des alternatives sans caféine existent
La Commission européenne autorise Rezurock (Sanofi) contre la maladie chronique du greffon contre l’hôte