© Midjourney X What's up Doc
L'autorité sanitaire, qui évalue les produits de santé en vue de leur remboursement, a estimé que la thérapie numérique Joe, développée par la start-up Ludocare, apportait « un service attendu suffisant » par rapport à la prise en charge habituelle de l'asthme pédiatrique, selon un communiqué.
Un robot pour mieux traiter
L’enjeu de ce dispositif composé d'un petit robot interactif avec écran intégré et d'une application parentale est « d’améliorer l’observance du traitement de fond et de permettre à l’enfant de gagner en autonomie », indique la HAS dont le feu vert est « une première pour un DTx », en France, sigle pour tout dispositif médical numérique à visée thérapeutique.
L’asthme est une maladie respiratoire chronique qui se manifeste par des épisodes de gêne respiratoire.
Selon la Fondation du Souffle, la France compte 4 millions d'asthmatiques dont la moitié sont des enfants.
Avec Joe, l'enfant est guidé par un robot qui lui parle au moment du traitement, lui montre les bons gestes, le motive avec des récompenses virtuelles. Les parents peuvent suivre la prise du traitement en temps réel via l'application.
Des résultats enfin convaincants
Cet outil numérique « améliore l'efficacité des traitements et contribue ainsi à un meilleur contrôle de la maladie », résume Ludocare.
La société lyonnaise avait essuyé un revers l'an dernier dans le cadre d'une première évaluation de son dispositif par la HAS au titre d'une prise en charge anticipée (Pecan) qui permet aux industriels de bénéficier pendant un an d'un remboursement forfaitaire par l'Assurance maladie, fondé sur une présomption d'innovation.
En « l'absence de données suffisantes », l'autorité de santé n'avait alors pas pu présumer du caractère innovant de Joe, mais attendait les résultats d'une étude en cours.
Les nouvelles données produites ont permis, selon l'institution publique, de « conclure au fait que la thérapie digitale examinée, associée au traitement standard, était supérieure au traitement standard seul, chez les enfants de 7 à 11 ans », en réduisant les crises d'asthme sévères.
« Ce dossier illustre qu’un premier avis défavorable concernant une prise en charge anticipée (Pecan) ne met pas fin aux possibilités pour l’industriel d’obtenir ultérieurement un remboursement » par la voie classique, souligne la HAS.
Le remboursement ne sera accordé qu'après décision du ministère de la Santé et un accord sur le prix.
Avec AFP
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