Médecine du travail : une vidéo pour attirer les étudiants

Et ca marche !

Un ancien membre de l’Association Nationale des Internes en Médecine du Travail (ANIMT) a réalisé et étudié l’impact d’une vidéo pour attirer une nouvelle génération de médecins du travail. Les résultats sont très encourageants.

Mieux communiquer pour mieux attirer ? La recette semble vieille  comme le monde, et pourtant une nouvelle étude vient confirmer l’adage. Thierry Bonjour, jeune diplômé du DES de médecine du travail et ancien chargé de communication chez l’ANIMT, a voulu tenter l’expérience dans le cadre de sa thèse.

« 75 % des médecins du travail ont plus de 55 ans »

Il a réalisé une vidéo publiée fin août expliquant les tenants et aboutissants de la spécialité, n’hésitant pas à user des pires clichés : médecins vendus aux patrons, ennui permanent, mauvais élèves, disparition prochaine de la discipline… Mais Thierry Bonjour évoque aussi les aspects positifs du métier.

Notamment, la mission première du médecin du travail : la prévention. « Faire de la médecine autrement, en empêchant que les salariés ne deviennent des patients », explique la vidéo. L’objectif de sa réalisation : attirer une nouvelle génération de médecins du travail. « Aujourd’hui, 75 % des médecins du travail ont plus de 55 ans. Si nous n’agissons pas, nous allons au-devant d’une véritable pénurie de médecins du travail », alertait la ministre du travail Muriel Pénicaud dans un communiqué signé conjointement avec sa collègue de la Santé fin novembre.

53,5 % affirment avoir une meilleure image de la médecine du travail

Thierry Bonjour lui a voulu évaluer l’impact de sa vidéo sur un public d’externes en médecine. Après voir étudié les résultats d’un questionnaire complété par 861 personnes, donc 488 correspondaient à des étudiants en 4ème, 5ème ou 6ème année, il constate que plus de la moitié des étudiants (53,5 %) affirment avoir une meilleure image de la médecine du travail après visionnage de la vidéo.

Ainsi, la proportion d’étudiants qui envisagent de choisir cette spécialité après leurs ECNi passe de 34,5 % à 51,8 %. Ils sont également plus nombreux (+ 8 %) à souhaiter faire un stage dans la spé’ pour découvrir mieux encore la médecine du travail. Pour Thierry Bonjour, pas de doute : informer, c’est attirer. Espérons que ces résultats arriveront jusqu’à l’oreille de Jean-Louis Naton, Charlotte Lecocq et Bruno Dupuis, rapporteurs d’une nouvelle mission sur la santé au travail. Ils doivent rendre un rapport le 31 mars prochain.

Source: 

Thomas Moysan

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