Mais où les candidats ont-ils puisé leurs merveilleuses idées pour la Santé ? Tout sur leurs conseillers

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L’heure du choix a sonné, dimanche c’est déjà le premier tour de la présidentielle. Depuis plusieurs semaines on vous a présenté les conseillers Santé des candidats. Qui ils sont ? D’où viennent-ils ? Quelles sont leur marotte, voici un petit bilan pour mieux trancher…. (N'hésitez pas à cliquer sur les titres, pour re-découvrir la vidéo Scan' associée)
 

Mais où les candidats ont-ils puisé leurs merveilleuses idées pour la Santé ? Tout sur leurs conseillers

Bernard Jomier parle à l’oreille d’Anne Hidalgo

D’abord quelques idées santé de la maire-candidate : un plan Marshall pour sauver l’hôpital public, la santé mentale grande cause du quinquennat, et la quatrième année d’internat consacrée aux déserts médicaux, sous le statut de médecin assistant et donc payée 4 500€.

Et donc c’est Bernard Jomier qui lui a soufflé ses idées, un médecin généraliste pur et dur, il a toujours plus ou moins exercé en libéral dans son cabinet du 19e arrondissement de Paris. Il est aussi parti en mission avec Médecins du monde en Bosnie-Herzégovine et en Haïti.

Mais c’est aussi un politicien. Il s’est engagé très jeune avec Amnesty internationale, puis a très longtemps été un élu Vert au conseil de Paris.

Aujourd’hui, il est sénateur PS, plutôt très actif, un peu caillou dans la chaussure du gouvernement. C’est lui par exemple qui était co-rapporteur de la commission d’enquête sénatoriale sur la gestion de la crise sanitaire.

Là, suite au scandale Orpéa, il vient de prendre la tête de la commission sénatoriale sur le fonctionnement des Ehpad.

 

Anna Souyris et Bechir Saket ont tout soufflé à Yanick Jadot

Continuons avec les mesures fortes en Santé de Yannick Jadot, candidat Europe écologie Les verts à la présidentielle : un plan d’urgence pour l’hôpital public avec notamment l’embauche de 100 000 infirmières, la santé environnementale pour diminuer les maladies chroniques dûes à la pollution, et surtout une obligation d’installation de 3 ans dans les déserts médicaux pour les jeunes médecins sortant de formation.

Et donc d’où lui viennent ces idées ? Ils sont deux et aucun des deux n’est médecin de profession, étonnant non ?

La première Anna Souyris est une politique, une élue parisienne depuis 2014, ex prof, ex journaliste, avec un DEA en littérature, un autre DEA en information et communication.  Et en ce qui concerne son expertise santé,  disons qu’elle a écrit dans Doctossimo et Hospimédia.

Sinon elle est adjointe à la maire de Paris (oui Anne Hidalgo) en charge de la santé publique et des relations avec l’APHP, de la santé environnementale.

En ce qui concerne le deuxième conseiller santé du candidat Vert, Béchir Saket, il parait encore moins expert en Santé. Le jeune homme a fait un Master en Droit Public et est consultant en affaires publiques, orienté particulièrement dans le domaine de la santé et du market access (ça ne sonne pas tellement expertise en santé).

 

Philippe Juvin dans la tête de Valérie Pécresse

Comme pour ses adversaires, commençons par quelques prises de position en Santé de la candidate LR : les consultations à 30€, une année de formation supplémentaire en maison de santé pour les déserts médicaux, débureaucratiser l’hôpital, recruter 25 000 soignants, en cinq ans, pour l’hôpital public.

Et qui est derrière tout ça ? Philippe Juvin, un médecin ? un homme politique ? Difficile à dire.

Il est professeur de médecine (anesthésie-réanimation, puis médecine d'urgence) et chef de service des urgences de l'hôpital européen Georges-Pompidou (Paris) depuis 2012.

Mais aussi maire de La Garenne-Colombes depuis 2001, député européen de 2009 à 2019, président de la fédération Les Républicains des Hauts-de-Seine depuis 2016.

Et surtout il s’est vu Président ! Il était Candidat au congrès des Républicains de 2021 pour l'élection présidentielle de 2022, il est éliminé au premier tour de la primaire, arrivant en dernière position avec 3,1 % des suffrages. Parmi les candidats, on le considérait comme le moins libéral.

Son acte de bravoure : En juin 2008, soit trois mois après avoir été réélu maire de La Garenne-Colombes, Philippe Juvin effectue une mission en tant que médecin militaire auprès des forces de l’OTAN en Afghanistan : pendant deux mois, il soigne civils et militaires dans un hôpital de campagne.

Mais le monsieur trimballe quelques casseroles : depuis des années, il brouille les pistes, en multipliant les passages dans les médias où il intervient en tant que médecin, en cachant sa carte d’homme politique engagé chez les Républicains.

 

Karim Khelfaoui nouvelle recrue de Jean-Luc Mélenchon 

Candidat à la présidentielle pour la 3ème fois, Jean-Luc Mélenchon est plutôt prêt, même pour la santé : reconstruction du service public hospitalier, lutte contre les déserts médicaux ou suppression des mutuelles et la mise en œuvre du 100% Sécu.

Mais pour un peu se renouveller, il lui fallait un peu de sang neuf, et il a donc choisi un nouveau conseiller santé, le docteur Karim Khelfaoui, un généraliste trentenaire qui exerce à Martigues dans les bouches du Rhône, plus connu sous le nom du « médecin révolté ».

Il n’est pas un généraliste comme tous les autres, il est quasiment influenceur, car sa page Facebook, Karim Khelfaoui médecin révolté, créée en Avril 2020, en pleine pandémie est suivie par 26 377 abonnés ! Pas mal !
Et sur cette page, il propose des vidéos pour véhiculer le message de Jean-Luc Mélenchon comme, Contre les déserts médicaux, voter Mélenchon, Marseille : les hôpitaux tués par Macron, Sur le Pass Sanitaire Macron a encore menti. Toute la subtilité mélenchonnesque.

 

François Braun, Pascale Mathieu et Sébastien Mirek, les 3 mousquetaires Santé d’Emmanuel Macron

Et le président sortant qui le conseille ? Qui lui a donné ses nouvelles idées pour la Santé ? Comme lancer une grande conférence sur l’accès aux soins, une réforme ambitieuse de l’autonomie, ou l’abandon finalement de la Grande Secu.

Ils s’y sont mis à 3. Avec en tête François Braun, le plus connu d’entre eux. Il a écumé les plateaux télé pendant le Covid, urgentiste, président du syndicat Samy Urgences de France et chez de pôle au CHR de Metz. L’hôpital, il connait c’est pour ça qu’il s’est engagé.

La deuxième référente Santé d’Emmanuel Macron est Pascal Mathieu, la présidente du Conseil national de l'ordre des kinésithérapeutes travaille en libéral dans son cabinet de Langon, en Gironde. Elle est aussi enseignante à l'Institut de formation de masso kinésithérapie au CHU de Bordeaux.

Et qui est le troisième ? Il s’agit de Sébastien Mirek, un anesthésiste dijonnais, marcheur de la première heure en Côte d'Or et plutôt actif sur les réseaux sociaux.

Maintenant il n’y a plus qu’à…

 

 

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