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"Plus de 3 000 personnes se sont rassemblées ce matin à Remiremont pour défendre l'hôpital et la maternité" de la ville et pour "soutenir le personnel de l'hôpital", a indiqué sur sa page Facebook la ville de Plombières-les-Bains, à une dizaine de kilomètres de là.
Selon les médias locaux, la police avait décompté 1 500 participants, et les organisateurs 3 000.
L'Association pour la défense le maintien et l'amélioration de la maternité (ADEMAT-H) de Remiremont, qui a lancé cet appel à la mobilisation, déplore que "l'hôpital se désintègre jour après jour" : les urgences de nuit y sont fermées depuis deux mois, l'activité de la maternité est maintenue jusqu’au 6 avril mais des fermetures partielles sont craintes, tandis qu'"un demi étage de lits de médecine est fermé depuis mi-janvier", s'ajoutant à une déjà "longue liste" de lits fermés.
« Un hôpital solide, inscrit dans son territoire »
Le maire de Remiremont, Jean-Benoit Tisserand, a salué sur ses réseaux sociaux une "énorme mobilisation citoyenne" ayant permis de "réaffirmer notre attachement à l'hôpital de Remiremont et notre reconnaissance pour le travail essentiel" réalisé par les 800 agents de santé employés.
En décembre, Aurélien Rousseau, alors ministre de la Santé, avait affiché sa "confiance" dans l'établissement.
"On ne peut pas se passer d'un centre hospitalier à Remiremont, d'une maternité", avait-il insisté, assurant que la fermeture à l'automne pendant un mois du service de chirurgie orthopédique à la suite de plaintes déposées par des proches de patients décédés dans des conditions suspectes dans le service "n'était pas le prélude à quelque fermeture que ce soit".
"On est dans un hôpital solide, inscrit dans son territoire", avait martelé le ministre.
Depuis l'an dernier, une douzaine de plaintes visent l'hôpital pour des décès suspects de patients, notamment dans le service de chirurgie orthopédique.
Il y a huit ans, 2 500 personnes s'étaient rassemblées pour dire non à la fermeture de la maternité dans cette ville.
Avec AFP
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