Les tests antigéniques sanguins : En route vers l’innovation ?

Après le test anal, c’est au tour des tests antigéniques sanguins d’être au centre de toutes les attentions. Afin d’évaluer leur efficacité, la HAS s’est dite favorable à l’attribution d’un forfait innovation à l’étude CoviBlood. Son objectif ? Rassembler les données nécessaires pour juger de la pertinence de cette alternative plus acceptable pour les patients… mais aussi moins risquée pour les soignants !
 

Les tests antigéniques sanguins, une alternative efficace au test PCR ? La Haute Autorité de la Santé veut en avoir le cœur net ! Le 4 février, la HAS s’est dite favorable à l’octroi d’un financement temporaire, baptisé forfait innovation, à l’étude CoviBlood. Mené par la firme AAZ et l’AP-HP, ce projet a pour objectif de recueillir davantage de données sur la performance de cette alternative innovante par rapport aux tests actuellement réalisés.
 
« Les tests antigéniques sur prélèvement sanguin présentent des résultats préliminaires encourageants dans la détection du SARS-CoV-2 », débute la HAS dans un communiqué de presse. Pour l’heure, ces derniers ne seraient cependant pas assez « robustes » pour permettre à l’Institution de Santé de s’en montrer garante. « A ce jour, seules deux études cliniques ont été publiées, qui présentent certains biais méthodologiques », poursuit-elle. Un manque (à gagner) que la Haute Autorité de Santé espère combler en soutenant financièrement les recherches de l’AP-HP et de AAZ. Pour rappel, cette aide accordée par les Ministres de la Sécurité sociale et de la Santé sur avis favorable de la HAS vise à soutenir « le développement de technologies innovantes » répondant à un besoin « insuffisamment couvert ».
 
Des critères que l’étude CoviBlood semble remplir. En effet, les tests antigéniques sanguins présentent de nombreux avantages. « Moins invasifs que les prélèvements nasopharyngés, ils pourraient constituer une alternative plus acceptable chez certaines populations (enfants, personnes âgées, personnes présentant des troubles psychiatriques…) », décrypte la HAS. Sans oublier que cette manipulation permet également de minimiser le risque de contamination de l’opérateur. « Le patient peut garder son masque durant le prélèvement », rappelle l’Institution.  
 
Mené durant trois mois, ce travail projette d’inclure 1 467 participants. « Sur la base des données recueillies, la HAS rendra un avis sur le remboursement de ces tests », conclut-elle. 
 

Portrait de Julia Neuville

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