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Vous vous souvenez de vos années d'internat ? Les gardes à rallonge, les semaines sans fin... Eh bien, rien n'a vraiment changé ! Une récente enquête menée par les syndicats d'internes révèle que les internes travaillent en moyenne 59 heures par semaine en stage. Plus inquiétant encore, 10% d'entre eux dépassent les 80 heures hebdomadaires, pulvérisant la limite légale des 48 heures fixée en 2015. Face à ce constat, le ministère sort enfin du bois avec une instruction publiée au bulletin officiel du 15 octobre.
Du concret ou presque…
En vérité, le texte se contente essentiellement de rappeler l'existant. L'instruction insiste notamment sur la nécessité de mettre en place des outils fiables pour mesurer le temps de travail - ce qui fait cruellement défaut aujourd'hui. Car compter le temps de travail en demi-journée ne signifie pas grand-chose, entre une petite matinée et une après-midi qui dure jusqu’au milieu de la nuit. La DGOS explique : « Le respect du temps de travail des praticiens en formation apparaît essentiel dans le cadre des travaux menés en faveur de l’attractivité. Celui-ci doit notamment permettre la préservation d’un juste équilibre entre la formation, aussi exigeante soit-elle et l’exercice professionnel sous supervision, préparant au plein exercice futur ».
Des réflexions sur ce sujet sont en cours suite à des actions en justice menées contre 28 CHU.
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