© Midjourney x What's up Doc
Vous vous souvenez de vos années d'internat ? Les gardes à rallonge, les semaines sans fin... Eh bien, rien n'a vraiment changé ! Une récente enquête menée par les syndicats d'internes révèle que les internes travaillent en moyenne 59 heures par semaine en stage. Plus inquiétant encore, 10% d'entre eux dépassent les 80 heures hebdomadaires, pulvérisant la limite légale des 48 heures fixée en 2015. Face à ce constat, le ministère sort enfin du bois avec une instruction publiée au bulletin officiel du 15 octobre.
Du concret ou presque…
En vérité, le texte se contente essentiellement de rappeler l'existant. L'instruction insiste notamment sur la nécessité de mettre en place des outils fiables pour mesurer le temps de travail - ce qui fait cruellement défaut aujourd'hui. Car compter le temps de travail en demi-journée ne signifie pas grand-chose, entre une petite matinée et une après-midi qui dure jusqu’au milieu de la nuit. La DGOS explique : « Le respect du temps de travail des praticiens en formation apparaît essentiel dans le cadre des travaux menés en faveur de l’attractivité. Celui-ci doit notamment permettre la préservation d’un juste équilibre entre la formation, aussi exigeante soit-elle et l’exercice professionnel sous supervision, préparant au plein exercice futur ».
Des réflexions sur ce sujet sont en cours suite à des actions en justice menées contre 28 CHU.
A voir aussi
« Une augmentation historique » : Les 27 postes d'internes en plus font le bonheur des dermatos
Docteurs juniors de médecine générale : six règles à connaître pour le choix des stages
Dr Virgile Pinelli : « Je trouvais incroyable que des gens me fassent confiance pour les soigner »
Dr Chloé Ntshaykolo, onco-pneumologue : « Le but ce n’est pas de mettre une immuno ou une chimio à tout prix aux patients mais qu’ils puissent encaisser »
4e année de médecine générale : le syndicat Jeunes Médecins attaque la réforme en justice
4e année de médecine générale : les rémunérations tombent, le malaise reste
Médecine de montagne : le rêve… à quel prix ? Témoignage d’une interne de médecine G. au Grand-Bornand