Le 3 février les médecins libéraux lancent une grève "allégée"

Contre la réforme des retraites, mais aussi pour une vraie revalorisation des actes, des syndicats de médecins associés au collectif SOS retraite lancent une grève surtout administrative le 3 février. 

Si les médecins hospitaliers crient à la mort de l’hôpital, les médecins de ville dénoncent l’agonie de la médecine de ville. Ainsi le collectif SOS Retraite, qui regroupe médecins, avocats et pilotes de ligne, appelle à une nouvelle journée de grève le 3 février prochain. La Fédération des médecins de France (FMF), mais aussi l’UFML-S, ont appelé les médecins à faire grève, pour des raison aussi diverses que nombreuses. 

Pour la FMF, « notre métier part en lambeaux » : « vaccinations aux infirmières et aux pharmaciens, les entorses au kiné, les lombalgies au chiro, la pilule aux sages-femmes… et j’en oublie. Aux médecins reste la paperasserie : « Pour remplir les 8 pages des dossiers MDPH, par exemple, nous restons seuls compétents ». Qui plus est l’acte de « base est bloqué ». Ne restait plus que le « coup de pied de l’âne », à savoir la disparition de la caisse autonome de retraite des médecins français (Carmf). Ces reculs sont sociaux sont dus, selon la FMF, à « l’incroyable inertie des confrères ».

Pour inverser la vapeur, la FMF propose donc de faire grève, « pas une grève dure, où les médecins partent en vacances tous en même temps (bien que ce serait certainement le moyen le plus rapide et le moins coûteux d’être enfin écoutés), mais nous avons tous des patients fidèles dont l’état de santé ne nous permet pas de les abandonner, et des charges fixes qu’il faut bien honorer ». Mais alors une grève molle, « un allègement de notre travail, en refusant l’administratif, les nouveaux clients, en envoyant le patient aux urgences dès que possible ». Pour ce qui est des revendications, la FMF ne souhaite pas se limiter au sauvetage de la Carmf, mais demander également « une vraie revalorisation des actes, pour s’approcher du standard européen, la fin de la ROSP, des prescriptions réservées, etc. ». 

L’UFML-S est aussi partie prenante de cette grève, et a lancé à cette occasion une série de videos de médecins en colère contre la réforme, assortie du hashtag #jedevisse. 

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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