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« Ils sont tous ressortis aujourd’hui », a précisé le ministère de la Santé lors d’un point à la presse, soulignant que des gastro-entérites pouvaient expliquer l’ensemble de ces cas.
« Ces chiffres n’intègrent pas les 2 signalements de décès qui avaient été portés à connaissance antérieurement et qui font l’objet d’une enquête judiciaire actuelle », a ajouté le ministère.
Depuis mi-décembre, un vaste rappel de laits infantiles contenant la toxine céréulide est en cours à travers le monde. D’abord engagé par Nestlé, il a ensuite été suivi par d’autres groupes comme Danone et Lactalis, ainsi que par des acteurs plus modestes du marché.
À ce stade, aucun problème de santé n’a été directement attribué à la consommation des laits impliqués, alors que le céréulide peut provoquer des diarrhées et des vomissements potentiellement dangereux chez un nouveau-né.
Néanmoins, les autorités françaises mènent actuellement des investigations sanitaires sur 2 décès de bébés ayant consommé certains laits. Plus largement, une quarantaine de signalements ont été effectués auprès des agences régionales de santé (ARS) dans le cadre de la surveillance mise en place.
Des cas sans lien établi
Sur 30 cas analysés, « les laits consommés n’étaient pas des laits pour lesquels il y avait eu des retraits », a précisé le ministère, rappelant qu’« il y a beaucoup d’autres cas de gastro-entérites chez les nourrissons actuellement ».
Parmi la dizaine de cas restants, un doute subsiste pour 6 bébés quant à une possible consommation de lait retiré du marché. Restent 5 nourrissons pour lesquels une consommation est avérée, même si les autorités soulignent que cela ne permet pas d’établir un lien de causalité à ce stade.
Par ailleurs, une première série de contrôles menée en décembre auprès d’une trentaine de pharmacies a montré que certaines officines n’avaient pas correctement appliqué les mesures de retrait des lots concernés, a indiqué le ministère de l’Agriculture.
Sur 31 pharmacies contrôlées, « on a détecté quelques points de vente où le produit n’avait pas été retiré des rayons », soit environ 10 % des établissements inspectés, selon le ministère.
Une seconde vague de contrôles a été lancée en janvier, avec « un nombre de points de vente à contrôler beaucoup plus important », a-t-il précisé.
« Il y a (…) encore ponctuellement des non-conformités sérieuses qui sont observées avec des produits non retirés, mais c’est en proportion beaucoup moins fréquent », a conclu le ministère.
Avec AFP
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