La peur de s'emm...

C’est bien connu : les cas les plus intéressants se trouvent à l’hôpital. C’est en tout cas ce que tous les universitaires ou presque, pensent. Normal, puisqu’ils ne connaissent que l’hôpital public…

C’est aussi ce qu’ils transmettent comme message à tous les futurs médecins formés dans leur service.

Naît alors l’angoisse pour les jeunes de se risquer à un exercice ennuyeux, pour ne pas dire chiant, si jamais ils souhaitaient partir en libéral… Car le corollaire de « toute la vraie médecine est au CHU » est surtout que l’intellect est au rabais en clinique ou au cabinet ! Peur de se faire suer et peur de devenir mauvais… Bonjour le système incitatif !

 

Heureusement, pas de panique, il existe mille et une façons d’éviter la frustration en libéral. D’abord, l’exercice mixte rassure et satisfait ceux qui veulent garder un pied à l’hôpital. Et d’ailleurs, 50 % des médecins ayant privilégié ce double exercice8 avancent comme motivation principale le fait de « mieux se tenir informés des évolutions de la science et de la réglementation ». S’il est vrai que le temps consacré à la recherche ou à l’actualisation des connaissances est plus accessible en public, le système de DPC (Développement professionnel continu) prévu pour les professionnels de santé libéraux permet de se former à moindre prix. Il y en a donc pour tout le monde.

Le CHU est un centre de savoir mais il ne garantit pas de rendre plus intelligent.

Inversement, le libéral accorde surtout une pleine et entière autonomie à ceux qui le pratiquent, choisissant ou pas de conserver un pied dans les congrès, les staffs pluridisciplinaires, les papiers, les revues. Chacun peut donc exercer le coeur léger et plein de connaissances.

 

Des bobos moins intéressants ? Réfraction pour les ophtalmos, rhino pour les généralistes, boutons pour les dermatos (etc.). Chaque spécialité a son lot de pathologies routinières moyennement excitantes. Mais, aux yeux des médecins libéraux, ce qui n’a pas de prix, c’est la relation médecin-patient. Plus de la moitié d’entre eux considèrent le contact privilégié avec le patient comme une motivation à l’installation. Car même si les actes se répètent d’un jour à l’autre, le patient, lui, est toujours différent. La routine n’étant, finalement, qu’affaire de perception…

Portrait de La rédaction
article du WUD 15

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