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Selon le média suisse Inside Paradeplatz, quatre des 116 blessés pris en charge après le drame auraient été infectés par ce germe. Parmi eux, Alexis, 18 ans, décédé samedi dernier des suites de ses brûlures. Il devient la 41ᵉ victime de l’incendie.
Une bactérie déjà connue
Interrogé par Le Dauphiné Libéré, Marcel Schlatter, porte-parole de l’hôpital universitaire de Zurich, rappelle que Acinetobacter baumannii « réapparaît régulièrement dans le cadre du traitement des grands brûlés. »
Il précise toutefois que l’établissement a réussi à prévenir toute nouvelle transmission au cours des quatre dernières semaines, soulignant l’importance des mesures de prévention et de contrôle des infections dans ces unités à haut risque.
Cette bactérie est particulièrement redoutée en réanimation et en chirurgie lourde en raison de sa capacité à survivre dans l’environnement hospitalier et à développer des résistances multiples, compliquant les stratégies thérapeutiques.
Améliorer la prise en charge
Dans ce contexte, plusieurs approches innovantes sont à l’étude. Parmi elles, un traitement expérimental à base du sang d’un ver marin, Arenicola marina, capable de transporter de grandes quantités d’oxygène. Ce biomédicament, développé en France, vise à améliorer l’oxygénation et la cicatrisation des tissus brûlés.
Selon La Dépêche du Midi, un millier de seringues de ce gel aurait été commandé par la Suisse pour traiter neuf victimes de l’incendie de Crans-Montana. Les autorités françaises ont toutefois exigé la mise en place d’un essai clinique, préalable indispensable avant toute utilisation élargie.
Avec AFP
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