Le fiasco était annoncé. L'Isnar-IMG s'inquiétait déjà en mai du manque d'avancées sur l'organisation des FST pour leur première mise en place suite à la réforme du 3e cycle. Un manque lié à un retard pris par les pilotes locaux des formations qui n'avaient pas fait remonter les capacités de formation. Au moment de l'échéance, les craintes se sont vérifiées. Le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG), après l'Isni et l'Isnar-IMG, exprime à son tour son "exaspération" face au faible nombre de postes ouverts.
Les capacités de formation n'ont en plus été publiées que le 28 juin, à deux jours de l'échéance pour le dépôt des dossiers (y a le temps!). Conscient du problème que cela posait, le ministère de la Santé a repoussé la date butoir à la fin du mois de juillet. "Les ministères de la Santé et de l'Enseignement supérieur ont donné lundi 1er juillet 2019 l'assurance aux deux principaux intersyndicats d'internes (Isnar-IMG et Isni) que les facultés pourront prolonger le délai de candidature des internes jusqu'à fin juillet 2019", rappelle le SNJMG dans un communiqué.
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Un arrêté devrait également être publié au cours du mois de juillet "pour revoir à la hausse le nombre total de postes ouverts à une FST ou à une option (initialement fixé à 1816 postes de FST ou d'options) mais aussi augmenter localement le nombre de postes dans les subdivisions dans lesquelles les capacités de formation sont plus importantes afin qu'elles puissent accueillir les candidatures issues des régions exemptes de poste ouvert (Les étudiants pourront y postuler au titre de la mobilité)", ajoute le syndicat.
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