Facebook vecteur de fausses informations en santé publique

L’ONG Avaaz a publié une étude qui montre que l’algorithme Facebook est une menace pour la santé publique.

Vous avez pu déjà le constater, Facebook est le terrain de jeu privilégié des anti-vaccins et conspirationnistes. L’ONG Avaaz a donc publié une étude qui montre à quel point Facebook est un vecteur pour les pages de ces groupes, et participe à la diffusion de fausses infos en terme de santé. Pourtant, le réseaux social travaille sur la lutte contre les fakenews, en vain. En effet, la plateforme avait « promis » de garder les populations correctement informées en cette période épidémique. Les résultats de cette enquête sont… surprenants.

Des résultats hallucinants

Bien que Facebook ait entrepris une lutte contre la désinformation, seulement 16% de toutes les informations erronées sur la santé portaient une étiquette d'avertissement de Facebook. Ce qui signifie que, même en ayant été vérifiées, les 84% restants figurent toujours en ligne sans avertissement. Dans cette enquête, Avaaz a découvert des réseaux de diffusion de désinformation sur la santé mondiale sur Facebook, qui ont atteint environ 3,8 milliards de vues au cours de la dernière année dans au moins cinq pays - les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l’Italie -. Et la désinformation sur la santé a atteint un sommet estimé à 460 millions de vues sur Facebook en avril 2020, alors que la pandémie mondiale atteignait son pic.

Des « super-diffuseurs »  

Parmi les sites web qui diffusent leurs contenus sur Facebook, une catégorie a été identifiée : celle des « super-diffuseurs ». Ils sont une dizaine, et ont une visibilité qui s’élève à près de quatre fois plus de vues estimées sur Facebook que le contenu équivalent des sites Web de 10 grandes institutions de santé, telles que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les Centers for Disease Control and Prevention (CDC). On retrouve en pôle position le site RealFarmacy, l'un des plus grands sites Web de diffusion de désinformation sur la santé. Avec ses trois pages Facebook super-diffusées connectées, il a reçu plus d'un demi-milliard de vues en un an, ce qui en fait un candidat pour devenir le plus grand réseau de partage de désinformation sur la santé. Le site Web partage des théories du complot et de fausses allégations concernant la pandémie de COVID-19. Dans cette étude, vous pouvez retrouver la méthodologie utilisée, les résultats développés, ainsi que les solution qui sont proposées à Facebook pour endiguer cette vague de désinformation médicale.

Portrait de Mélanie Philips

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