Dans ses voeux, Macron encourage la légalisation de l'euthanasie : la SFAP s'insurge

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Lors de ses vœux pour 2026, le 31 décembre 2025, Emmanuel Macron a évoqué la « probable et prochaine légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté », qu’il a présentée comme une mesure « utile pour le pays ». Une prise de position qui a immédiatement fait réagir la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP).

Dans ses voeux, Macron encourage la légalisation de l'euthanasie : la SFAP s'insurge

© Midjourney X What's up Doc

Dans un communiqué, la SFAP rappelle d’abord que cette orientation politique ne figure pas parmi les attentes prioritaires de la population. Selon un sondage réalisé en septembre 2025, « cette mesure n’est prioritaire que pour 11 % des Français », souligne le communiqué.

La SFAP inscrit son opposition dans une lecture historique de la fin de vie en France. Elle rappelle que « l’euthanasie était une pratique courante dans les années 80, avant que les soins palliatifs ne soient développés dans notre pays ». À ses yeux, la légalisation aujourd’hui envisagée ne constituerait donc pas une avancée, mais une rupture avec le chemin parcouru depuis plusieurs décennies.

L’accès aux soins palliatifs toujours inégal

« Cette légalisation apparaît davantage comme une régression pratique et éthique », estime la SFAP, une analyse qu’elle dit partagée par « la quasi-totalité des professionnels de santé qui prennent en charge concrètement les personnes en fin de vie », qu’ils exercent en soins palliatifs, en gériatrie ou en cancérologie.

« Il est illusoire de penser que la légalisation de la mort provoquée puisse apparaître comme une marque de progrès, offerte par nos élus en cadeau aux générations futures », peut-on aussi lire dans le communiqué.

Plutôt que d’ouvrir la voie à l’euthanasie ou au suicide assisté, la SFAP appelle les pouvoirs publics à tenir des engagements anciens mais, selon elle, non respectés.

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Elle rappelle que l’accès aux soins palliatifs pour tous les Français est inscrit dans la loi « depuis 25 ans », sans être devenu une réalité. Aujourd’hui encore, « la moitié de la population » n’y aurait pas accès.

En conclusion, la SFAP adresse ses vœux « aux patients qui ne peuvent plus guérir, à leurs proches, et à tous les soignants qui les accompagnent ». Sa présidente, Ségolène Perruchio, appelle à une autre orientation politique pour l’année à venir.

« Plutôt que de souhaiter la sacralisation de la décision solitaire dans la souffrance par la légalisation de l’assistance au suicide et de l’euthanasie, j’espère pour 2026 un sursaut de fraternité, un engagement renouvelé des soignants, un développement des politiques publiques d’accompagnement de la maladie grave, du grand âge et de la fin de vie », déclare-t-elle.

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