
Frédéric Valletoux
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Le ministre démissionnaire de la Santé, Frédéric Valletoux a dressé un bilan mitigé du fonctionnement des urgences hospitalières en cette période estivale. Bien que la situation soit moins critique que l'été 2022, pour lui, « c’était le plus difficile », les urgences continuent de faire face à des « tensions liées au nombre de médecins parfois insuffisant ». Cette pénurie de personnel médical entraine des fermetures temporaires, une situation reconnue par le ministre « qui nous conduit parfois à fermer des services d’urgences », a-t-il admis.
Une carte hospitalière à réviser
Frédéric Valletoux a également abordé la question de la répartition des services d'urgences sur le territoire, soulignant que certains ajustements pourraient être nécessaires. Il a affirmé qu’« il n’y a jamais de territoires qui sont abandonnés » par les pouvoirs publics et qu'il existe toujours des « solutions, avec un hôpital à quelques kilomètres » pour prendre en charge les urgences de nuit. Cependant, il a aussi admis que la carte hospitalière actuelle pourrait bénéficier d'une révision : « Est-ce qu’on a aujourd’hui un dispositif d’urgences qui nécessite autant de services ouverts par exemple en nuit profonde ? Il y a des endroits, il faut le dire, où on a très très peu de fréquentation en nuit profonde parce qu’il y a très peu de besoins. »
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Le ministre lucide a conclu : « Il faudra réfléchir à ajuster cette carte. Ce sera sans doute l’affaire du prochain gouvernement. »