© Midjourney x What's up Doc
C’est dans un communiqué adressé aux médias, que le CHU de Rennes et le groupe Vivalto Santé, en charge des cliniques privées de Cesson-Sévigné et de Saint-Grégoire, ont annoncé cette mesure exceptionnelle. La restriction de l’accès aux urgences a pris effet lundi 8 juillet 2024, à 20 h, jusqu’au lundi 15 juillet, à 8 h.
Les hôpitaux expliquent que, au vu des tensions actuelles dans les urgences de l’agglomération, l’objectif est de « limiter la surcharge des services par des passages inappropriés pour garantir les bonnes conditions d’accueil et de prise en charge des patients nécessitant une prise en charge hospitalière ». Le filtrage des patients permet également de proposer « une alternative adaptée » selon les différentes situations.
Dans leur communiqué, les hôpitaux privés et le CHU rappellent que l’appel au médecin traitant ou son remplaçant doit rester « le premier réflexe ». « Le recours au 15 doit être justifié par des situations cliniques ne pouvant être prises en charge par les cabinets de ville. »
Les urgences vitales et la maternité continuent de fonctionner 24h/24
L’appel au 15 (ou au 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes) permet d’avoir un premier avis médical et d’être orienté selon les cas, vers une consultation ou téléconsultation, vers un médecin de garde, les urgences ou de bénéficier de l’envoi d’une équipe médicale sur place.
Après avoir été invité à se rendre aux urgences, le patient et ses aidants seront reçus par l’agent d’accueil ou l’infirmier ou l’infirmière d’orientation et d’accueil afin d’être pris en charge.
Néanmoins la direction des hôpitaux de la métropole rennaise précise que la prise en charge des urgences vitales et des patients acheminés, que ce soit par le Service Mobile d’Urgence Réanimation (SMUR), par les pompiers ou ambulances, reste garantie et priorisée, tout comme, l’accueil 24/24 des patientes par les maternités.
A voir aussi
3600€ non remboursés pour un « check-up médical complet » par une start-up ? Plusieurs experts s'inquiètent
Au CHU de Rennes, un bloc opératoire connecté au service de la sécurité et de la formation
Un enfant italien est décédé après une greffe cardiaque, les conditions de transport de l'organe mises en cause
Dr Philippe Paranque (SOS médecins France) : « Sans revalorisation de la visite à domicile, on risque de perdre cette capacité qu’on a à envoyer un médecin 24 heures sur 24 »
Complications du diabète : 44 % d'amputations en plus dans les communes défavorisées
68 021 décès prématurés liés au tabagisme en 2023, malgré un léger recul
SONDAGE : Excellence en santé : ce que les médecins jugent possible aujourd’hui… pour toutes les générations
Neuf cas de mpox recensés à Mayotte mais la situation reste « peu inquiétante » selon l'ARS