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Retards dans l’accès à certains traitements innovants, tensions d’approvisionnement et perte d’attractivité de l’Europe pour la recherche et les investissements, le Leem, dans son communiqué, évoque un contexte marqué par plusieurs signaux d’alerte. Pour l’organisation, « l’année 2026 est un moment charnière pour repenser un système de santé à bout de souffle et le faire évoluer », afin de garantir l’accès aux progrès thérapeutiques et « éviter toute perte de chance pour les patients français ».
Cette réflexion intervient également dans un calendrier politique particulier, quelques mois avant les échéances présidentielles. Le Leem estime qu’« une fenêtre de quelques mois s’ouvre » pour permettre aux acteurs du système de santé d’exprimer leurs propositions et d’élaborer des solutions opérationnelles.
Une concertation ouverte aux médecins et pas seulement
La démarche, baptisée « Au cœur du soin : concertation pour l’avenir du médicament », vise à associer professionnels de santé, industriels, experts et citoyens.
Elle reposera notamment sur plusieurs dispositifs :
- un sondage auprès des professionnels de santé,
- des rencontres avec les acteurs du système de soins,
- une plateforme numérique ouverte aux citoyens,
- des débats territoriaux.
Selon Thierry Hulot, président du Leem, « avec cette concertation, nous voulons replacer le médicament, trop souvent réduit à un débat budgétaire, dans une approche globale du soin, au service des besoins essentiels des patients. »
Trois axes de réflexion
Les discussions seront structurées autour de trois thématiques principales :
- l’efficience du système de santé,
- le dynamisme économique et la santé dans les territoires,
- l’accès des patients au progrès thérapeutique.
Pour alimenter la réflexion, une enquête Ipsos menée en février 2026 auprès de 300 professionnels de santé met en évidence un diagnostic préoccupant : 83 % d’entre eux estiment que le système de santé s’est détérioré au cours des dix dernières années.
Selon le Leem, les pistes évoquées par les professionnels portent notamment sur l’accélération de l’accès à l’innovation, la sécurisation de l’approvisionnement en médicaments et la relance de l’investissement dans les territoires.
Une consultation jusqu’en juin 2026
La concertation passera également par une plateforme participative, ouverte jusqu’au 1er juin 2026, permettant aux citoyens comme aux médecins de formuler des propositions.
À travers cette initiative, le Leem affirme vouloir « ouvrir le débat sur l’avenir du médicament » et encourager la formulation de solutions visant à renforcer l’accès aux traitements et la pérennité du système de santé.
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