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Daté du 4 août, un précédent arrêté avait plafonné au 1er septembre dernier les remises commerciales sur les médicaments génériques à 30 % du prix hors taxes de ces produits au lieu de 40 % auparavant. Ce plafond devait diminuer progressivement pour atteindre 20 % début juillet 2027.
Ce texte avait déclenché une levée de boucliers chez les pharmaciens d’officine pour qui les ristournes consenties par les laboratoires – destinées à encourager la dispensation de médicaments génériques, moins chers que les originaux – génèrent une source significative de revenus.
Paru mardi, un nouvel arrêté daté du 6 octobre rétablit ainsi de manière provisoire, jusqu’au 31 décembre 2025, les 40 % de remise autorisée sur le prix des médicaments génériques, cette suspension de trois mois pouvant être prolongée.
Concernant les biosimilaires, ce nouvel arrêté maintient la création d’un plafond de remises de 15 % pour développer les médicaments biosimilaires substituables.
Victoire provisoire
Le texte prévoit que le plafond des remises des génériques et certaines spécialités passe à 30 % à partir du 1er janvier 2026. La fixation d’un plafond unique, tous médicaments confondus, à 20 % en 2027 a été supprimée.
« Si cette victoire d’étape est juridiquement actée, il nous revient désormais de mettre à profit cette période transitoire pour bâtir un nouveau modèle de rémunération de l’officine », a réagi la Fédération des pharmaciens d’officine (FSPF) dans un communiqué. Ce syndicat majoritaire demandera au prochain gouvernement de lancer « sans délai » ces travaux.
Saluant aussi une « première victoire », l’autre grand syndicat de pharmaciens, l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), s’est dit « déjà mobilisé » pour que « le passage à 30 % » de ces remises, prévu « à titre transitoire au 1er janvier 2026 » par l’arrêté publié mardi, soit « abandonné définitivement ».
Les pharmaciens s’étaient mobilisés pendant plusieurs mois – grèves des gardes avec refus du tiers payant en cas de réquisition, fermeture le 16 août, grève massive le 18 septembre – pour protester contre cette mesure, pointant des conséquences pour l’emploi dans les officines les plus fragiles, notamment en zone rurale.
Avec AFP
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