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Situé à proximité de Rouen, ce site spécialisé dans le remplissage de médicaments en seringues - des vaccins dont celui contre la fièvre typhoïde et trois anticorps monoclonaux (l’anticoagulant Praluent, Kevzara, Dupixent) - va ainsi fournir des médicaments à 44 pays, selon le groupe qui réalise 40% de sa production mondiale en France.
Le nouveau bâtiment, inauguré jeudi, a obtenu la validation des autorités de santé européennes mais en attend d’autres avant sa mise en route en 2026, qui va permettre, à horizon 2028, « d’augmenter de 40% la capacité de production d’anticorps monoclonaux », famille à laquelle appartient le Dupixent, qui génère environ un tiers du chiffre d’affaires du groupe.
Fruit d’un investissement de 50 millions d’euros qui a débuté en 2018, cette nouvelle infrastructure s’inscrit dans la stratégie du groupe de devenir leader en immunologie, domaine qui inclut les vaccins, les anticorps monoclonaux et les traitements contre les maladies auto-immunes et inflammatoires.
À cette occasion, Sanofi a rappelé son ancrage dans l’Hexagone, où le groupe concentre 25% de ses plus de 80 000 collaborateurs mondiaux, 30% des dépenses mondiales de recherche et développement, et près de 40% de sa production.
Traitement multifacettes
« Sanofi se concentre désormais sur les produits innovants. Or ceux-ci n’ont pas les mêmes caractéristiques de fabrication que les médicaments matures. Ce sont de plus petits volumes, à plus forte valeur ajoutée, dont les procédés de fabrication sont plus complexes », a souligné Antoine Quin, directeur du site du Trait, au cours d’une conférence de presse. D’où la nécessité d’adapter les lignes de production.
Développé conjointement par Sanofi et la société américaine Regeneron, Dupixent (dupilumab) a été lancé en 2017 pour le traitement de la dermatite atopique et a obtenu depuis de nouvelles autorisations pour huit autres maladies liées à un dysfonctionnement du système immunitaire (du psoriasis à l’asthme).
Les ventes de cet anticorps monoclonal multifacettes ne cessent de progresser, dépassant les 13 milliards d’euros en 2024.
« Dupixent est le produit phare d’aujourd’hui mais aussi de demain », a déclaré Charles Wolf, directeur de Sanofi en France.
Un peu plus de la moitié de la production de ce médicament, protégé par un brevet jusqu’en 2031, provient du site du Trait, qui compte plus d’un millier de collaborateurs, le reste étant fabriqué dans l’usine irlandaise de Sanofi à Waterford.
L’accélération de sa production devrait « largement compenser » le vide laissé par le Lovenox, un anticoagulant fabriqué de longue date en Normandie, représentant la moitié des volumes de l’usine, mais dont les ventes reculent en raison de la concurrence chinoise, a indiqué Philippe Charreau, directeur industriel pour la France.
Avec AFP
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