Vivre son internat à Genève : ca joue* ?

Une fois un semestre programmé (ou même deux !) Aux hôpitaux universitaires de Genève (hug), reste à caler sa future vie d’interne…

Un toit helvète

En même temps que les formalités administratives, commençons par l’essentiel : trouver un logement à Genève. Cela ne surprendra personne, mais les places sont doublement chères : de rares offres coûteuses (même pour un Parisien !) pour beaucoup de candidatures…

Plusieurs pistes existent néanmoins pour trouver son bonheur : le service d’accueil des collaborateurs des HUG peut orienter vers des régies (comprenez : agences immobilières) gérant le parc immobilier appartenant à l’hôpital. Cette option présente deux avantages : la plupart des appartements sont proches des HUG, et leur prix est nettement plus doux. À défaut, le site Internet glocals.com ainsi qu’Airbnb sont également des solutions pour trouver des annonces, afin de se loger seul ou en colocation.

La cachemaille**

Autre impératif : l’ouverture d’un compte bancaire, car les HUG ne font pas de virement sur les comptes bancaires français (IBAN suisse obligatoire).

Deux solutions peuvent s’envisager. La première est d’ouvrir un compte bancaire suisse une fois arrivé sur place ; on s’expose néanmoins à des frais de gestion de compte plus élevés qu’en France. La deuxième solution consiste à ouvrir, dans une banque française, un compte en devise Suisse (CHF) et de demander une carte bancaire rattachée à ce compte. Ensuite, la banque française doit mettre en place un service de « rapatriement des fonds bancaires » ; les fonds sont virés sur le compte en devise suisse via une banque helvète partenaire de la banque française. Par ce procédé, pas besoin d’ouvrir un compte bancaire local. Cette solution est particulièrement utile pour ceux qui n’auraient pas eu le temps de se rendre à Genève avant le début du stage, et si celui-ci est plutôt prenant.

Pour continuer sur le thème de l’argent : certes ce n’est pas un secret, mais le coût de la vie en Suisse, et à Genève particulièrement, est plus élevé qu’en France… Pour un bon restaurant, il faut compter 70-80 CHF*** et un cocktail vous reviendra facilement à 20 CHF… On peut néanmoins trouver des pizzas à emporter à 10 CHF autour de la plaine de Plainpalais !

Un natel**** ?

Concernant l’abonnement téléphonique : il est possible de capter certains opérateurs français, même en plein centre de Genève ! Si vous n’avez pas cette chance, le forfait tout illimité de l’opérateur suisse Sunrise (appels internationaux et données 4G illimités) permet de ne pas prendre d’abonnement « box » pour votre domicile.

Ça va ou bien ?

L’été, les activités ne manquent pas à Genève et dans les environs ! Pour les amateurs de sports d’eau, il est possible de pratiquer la voile, le wakeboard et même la plongée. Pour les moins aventureux, il existe des plages pour tout simplement se baigner. Et on peut aussi faire de multiples croisières sur le lac…

Pour les amoureux de nature et de randonnée, les possibilités sont nombreuses dans les environs de Genève. De nombreuses associations françaises ou genevoises proposent des randonnées tous les week-ends (répertoriées sur le site glocals.com).

Côté festivals, celui de Montreux, dont la réputation n’est plus à faire, se tient en règle générale en juillet et vaut vraiment le détour. Le Paléo Festival, également en juillet à Nyon, propose une programmation hétéroclite pour une ambiance unique. Enfin, pendant 3 semaines fin juillet-début août se tiennent les fêtes de Genève, sur le bord du lac Léman, avec des concerts, des restaurants et des bars éphémères…

Bref, reste à vous souhaiter : « Tout de bon ! »

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* ça va, ça marche, c'est ok, ça roule…

** tirelire

*** 1 € = 1,1 CHF

**** téléphone mobile

Portrait de Phanarom Thong
article du WUD 33

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