Vente d’animaux sauvages : Les marchés doivent faire place nette !

70 % des maladies infectieuses émergeantes proviendraient de nos amis les bêtes sauvages. En conséquence, l’OMS exige la suspension de la vente de mammifères sauvages vivants sur les marchés alimentaires du monde entier.

Une fois, mais pas deux ! Ce mardi 13 avril, l’OMS a décidé de frapper fort en demandant la suspension de la vente de mammifères sauvages et vivants sur les marchés alimentaires du monde entier. « Les animaux, en particulier les animaux sauvages, sont la source de plus de 70 % de toutes les maladies infectieuses émergentes chez les humains, et nombre d’entre elles sont causées par de nouveaux virus », martèle l’organisation.

Pour rappel, les experts mandatés par l’OMS indiquaient, en février dernier, plébisciter la théorie d’une transmission du SARS-CoV-2 à l’homme par le biais d’animaux sauvages. Dans un rapport récent, l’organisation internationale allait plus loin en confirmant que le désormais célèbre marché de Wuhan, ville chinoise considérée comme le berceau de l’épidémie, semblait bel et bien avoir été un important lieu de transmission du virus fin 2019.

« Ces animaux arrivent sur les marchés sans aucun moyen de vérifier s’ils sont porteurs de virus dangereux. Il existe un risque de transmission directe à l’homme en cas de contact avec la salve, le sang, l’urine, le mucus, les matières fécales ou d’autres liquides organiques d’un animal infecté », continue d’argumenter l’OMS.

Outre cette suspension, l’organisation internationale souhaite également que des mesures fortes soient prises pour éviter une nouvelle catastrophe sanitaire. Au programme notamment :

  • L’amélioration des règles d’hygiène de ces marchés traditionnels afin d’éviter de futurs transmissions inter-espèces, mais également la contagion probable entre commerçants et clients ;
  • La mise en place d’une réglementation visant à contrôler l’élevage et la vente de ces animaux destinés à la consommation humaine.

Enfin, l’OMS demande à ce que des inspecteurs vétérinaires soient formés afin de vérifier que les bonnes pratiques sont bien appliquées. Une nouvelle force de frappe qui viendrait également renforcer les systèmes de surveillance censés détecter plus rapidement l’apparition de nouveaux pathogènes.

Portrait de Julia Neuville

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