© Mairie de Paris / Sophia Chikirou Facebook
Les Insoumis dressent le constat d'une forte dégradation de l'accès aux soins dans la capitale qu'ils attribuent pour partie à la « politique néolibérale » de l'Etat mais aussi à un « manque de volonté politique » de l'actuelle majorité socialiste.
« En 2024, 43 % des Parisiens ont eu du mal à obtenir un rendez-vous chez un généraliste et 13,4 % vivent sans suivi médical ou dentaire depuis au moins deux ans », soulignent-ils dans un dossier de presse.
« Je souhaite déployer des centres de santé polyvalents gérés par l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour permettre à chaque Parisien d'avoir accès à un médecin traitant et à un spécialiste sans dépassement d'honoraires, notamment pour la gynécologie », a annoncé Sophia Chikirou dans une vidéo sur YouTube.
La Ville compte sept centres de santé municipaux polyvalents mais « aucun dans le XIXe arrondissement, pourtant classé comme zone d’intervention prioritaire par l'Agence régionale de santé », soulignent les Insoumis, qui pointent des « disparités effarantes » entre arrondissements.
« En 2023, là où le XVIe arrondissement disposait d’un médecin pour 300 habitants, le XVIIIe arrondissement comptait moins d’un médecin pour 1 000 habitants », affirment-ils notamment.
Lits hospitaliers et santé mentale
Fustigeant la fermeture de « près de 4 000 lits d'hospitalisation » depuis 2009, la candidate LFI entend par ailleurs agir en qualité de présidente du conseil de surveillance de l'AP-HP, fonction dévolue au maire.
« A ce titre, j'aurai un véritable pouvoir politique. Je pourrai donc m'opposer fermement à la suppression de nouveaux lits ou encore à la fermeture des hôpitaux », a déclaré Sophia Chikirou, citant l'hôpital Bichat et l'Hôtel-Dieu.
Interrogée par l'AFP, une élue de la majorité municipale estime de son côté que le conseil de surveillance « n'a que très peu de pouvoir décisionnaire ».
Sophia Chikirou souhaite également instaurer des points d'accueil de santé mentale dans chaque arrondissement ainsi qu'un « chèque psy » de 20 euros par séance.
Elle propose enfin que tout projet de construction ou restructuration de bureaux de plus de 5 000 m2 « intègre un local destiné à un usage sanitaire », ainsi que la création d'une complémentaire santé communale.
Avec AFP