Vaccination Covid : la vie d’avant est-elle visible au bout du tunnel ?

C’est la meilleure chance pour une sortie de crise. Mais cela prendra du temps. Selon les modélisations de l’Institut Pasteur, il faut atteindre un très haut taux de vaccination avant d’espérer relâcher nos efforts.

Depuis le début de la pandémie et jusqu’à mars 2021, l’équipe « Modélisations mathématiques des maladies infectieuses » de l’Institut Pasteur indique que 20 % de la population a été infectée. Ce pourcentage est largement insuffisant pour acquérir une immunité collective. A cette équation se rajoutent les variants. 

« A l’automne 2021, notre capacité à relâcher les mesures de contrôle dépendra de la couverture vaccinale atteinte dans les différents groupes d’âge et des caractéristiques de transmission du virus dominant. Pour une couverture vaccinale donnée, nous avons estimé la réduction du taux de transmission en population générale qui restera nécessaire pour que le nombre d’hospitalisations COVID-19 ne dépasse pas 1000 admissions journalières (à peu près 3 fois moins que ce qui a été observé durant les première et deuxième vagues) », expliquent les modélistes sur le site de l’Institut.

« Si R0 durant l’automne 2021 est égal à 3 (similaire à la valeur estimée pour le virus historique durant le printemps 2020), la vaccination de 90 % des plus de 65 ans et de 70 % des 18-64 ans (59 % de la population lorsqu’on prend en compte les enfants non vaccinés) permettrait de complètement relâcher les mesures de contrôle », peut-on lire. Cependant, avec l’émergence des variants, le R0 risque d’augmenter et ce taux de vaccination ne suffirait pas à un relâchement total des mesures.

« Si la campagne de vaccination porte uniquement sur la population adulte, pour R0=4.0, il faudrait que plus de 90 % des adultes soient vaccinés pour qu’un relâchement complet des mesures de contrôle soit envisageable. Ces niveaux élevés s’expliquent par le fait que si seuls les adultes sont vaccinés, une épidémie importante est malgré tout attendue chez les enfants, contribuant à l’infection des parents et des grands-parents non protégés ».

Avant d’ajouter : « S’il est démontré que les vaccins sont sûrs chez les enfants et qu’ils réduisent efficacement la susceptibilité dans cette population, la vaccination de 60-69 % des 0-64 ans et de 90 % des plus de 65 ans pourrait permettre le relâchement complet des mesures de contrôle ».

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Portrait de Constance Maria

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