#URPSbyWUD Place aux jeunes !

Les vrais raisons pour lesquelles on doit s'intéresser aux URPS

#URPSbyWUD D'après notre sondage, les élections aux URPS, ça n'a l'air d'intéresser (presque) personne parmis les jeunes médecins. What's up doc a quand même trouvé un jeune médecin candidat pour la FMF. Interview de Lionel Vandevenne, suppléant sur la liste FMF Médecins généralistes pour l'Isère.

Lionel, 37 ans, est médecin généraliste à Le Cheylas, un village rural entre Chambéry et Grenoble. Il s'est engagé dans le syndicalisme il y a seulement deux ans : "J'ai choisi de me présenter car les choix qui vont être faits par les URPS vont directement nous impliquer", explique Lionel.

Revenons un instant sur les URPS. Chaque syndicat présente une liste aux élections, et les élus représentent ensuite les médecins libéraux devant les ARS. Ils participent ainsi à toutes les grandes décisions futures. "Ce sont les instances administratives responsables de toute la région", explique Lionel. "Ils décident par exemple de la répartition des territoires de garde, et ils vont même décider à l'avenir du montant du C, donc des choses fondamentales de l'exercice. Il faut y être et savoir défendre les confrères !" insiste-il. Des réunions sont régulièrement organisées, auxquelles assistent les syndicats représentatifs de chaque profession : médecins, mais aussi infirmiers, kiné, etc. "Le président de l'Assurance Maladie est aussi présent, parfois le sous-préfet, et beaucoup d'autres personnes importantes", affirme le jeune généraliste. Ainsi, les décisions prises toucheront directement l'avenir professionel des médecins libéraux.

C'est donc que c'est important, ces URPS ! "Je ne comprends pas le désintérêt des jeunes médecins", renchérit Lionel. Peut-être est-ce dû au manque de publicité et de pédagogie auprès de la jeune génération ? Le candidat explique : "Ces postes sont rémunérés, à deux niveaux : les syndicats et les représentants. Plus les syndicats sont représentés, plus ils touchent d'argent. Les personnes physiques touchent aussi une somme d'argent importante, et ce même s'ils ne sont pas présents à toutes les réunions... Les syndicats ne font donc pas trop de publicité pour pouvoir conserver leurs candidats habituels, et donc leurs places", avance Lionel. "Quant aux pouvoirs publics, ils ne parlent pas beaucoup de ces élections car ce n'est pas dans leur intérêt qu'on sache trop ce qu'il va se passer pour l'avenir du monde de la santé..." Ses raisons pour se présenter sont donc plutôt (im)pertinentes : "Les élus représentent 1% des médecins français. Or en ce moment, ces 1% sont démagos, fous, de vieux syndicalistes dans leur monde, c'est même parfois gênant". Il souhaite voir les jeunes s'investir dans les débats. Il regrette d'ailleurs de ne pas s'être présenté plus haut...

Le désintérêt pour ces élections ne serait donc pas dû à un désamour des jeunes médecins pour les syndicats ? "Je ne crois pas", nous dit Lionel. "Le problème est qu'ils ne se sentent pas représentés par les vieux syndicats. Ils tentent alors d'en créer de nouveaux, mais ils n'ont jamais assez de puissance". Selon lui, il est important de fédérer ces jeunes-là, qui ont envie de changement. "Il faut que les jeunes médecins investissent les anciens syndicats que sont la FMF, le SML, MG France et la CSMF pour changer les choses". Pour cela, Lionel a un message : "Venez nombreux !"

Quant aux élections, le candidat insiste, il faut voter : "C'est notre avenir qui va se décider. Et ce sera pour les 5 ans à venir".

Source: 

Cécile Lienhard

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