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Mercredi 21 août 2024, un homme de 86 ans souffrant d'insuffisance cardiaque est conduit aux urgences de l'hôpital Saint-Joseph par les pompiers. Il ne sera finalement admis dans une chambre que le lendemain, vers 16h, après avoir passé 22 heures sur un brancard.
La fille du patient témoigne, révoltée, de la difficile expérience vécue par son père. Elle l’avait quitté le soir de son entrée aux urgences à 1 h du matin, avec la promesse, qu’il serait transféré dans une chambre dans la foulée. Elle décrit à La Provence, son état, lorsqu’elle l’a retrouvé en fin de matinée le lendemain : « C'était l'enfer, il était complètement perdu. Il n'avait pu ni boire, ni manger, ni dormir depuis la veille. Il était méconnaissable. »
« On aimerait au moins se dire que ce qui est arrivé à notre père ne se reproduira plus »
La direction de l'hôpital Saint-Joseph admet un « pic d'activité » ayant conduit à cette longue attente. Elle explique : « La difficulté est plutôt de trouver des lits d'aval en services médicaux et de réadaptation, chez nous ou dans les hôpitaux voisins. » Un problème rencontré dans la majorité des hôpitaux.
La famille du patient souhaite alerter les autorités sur la situation dans les établissements de soins. « On aimerait au moins se dire que ce qui est arrivé à notre père ne se reproduira plus », déclare sa fille. La semaine dernière, des représentants d'agents hospitaliers déploraient la « mauvaise foi » et le « déni » du ministre délégué à la Santé, selon qui la situation aux urgences serait, cet été, légèrement meilleure qu'en 2023.
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