Santé mondiale : Stéphanie Seydoux nommée ambassadrice

La promotion Senghor fait encore parler d’elle

Stéphanie Seydoux a été nommée ambassadrice en charge des questions de santé mondiale. Cette ancienne élève de l’ENA est issue de la promotion Senghor, la même que le chef de l’État.

Ce n’est pas une création de poste, mais presque. Stéphanie Seydoux, inspectrice générale des affaires sociales, a été nommée mercredi 9 mai en Conseil des ministres au poste d'ambassadrice en charge des questions de santé mondiale. Une première, selon l'APMnews. Auparavant, le poste occupé par sa prédécesseure Michèle Boccoz était celui d’ambassadeur en mission chargé de la lutte contre le VIH-sida et les maladies transmissibles. Du sur-mesure ?

Une expertise sur l’égalité de genre

Pas si sûr. Nouvelle dénomination mais fonctions équivalentes. Stéphanie Seydoux sera la représentante de la France au conseil d’administration du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et d’UNITAID. D’après les informations de son compte LinkedIn, elle devra élaborer et mettre en œuvre la stratégie de la France en matière de lutte contre le VIH/Sida et les maladies transmissibles, en cohérence avec la stratégie de la France en santé mondiale.

« Son expertise sur l’égalité de genre et la lutte contre les discriminations sera un atout majeur pour mettre fin à l’épidémie de Sida », a tweeté Michel Sidibé, directeur exécutif d’UNAIDS. Depuis août 2014, la nouvelle venue était en effet cheffe du service des Droits des femmes et de l'Égalité entre les femmes et les hommes, au sein du ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes.

Senghor sème ses promus

Stéphanie Seydoux a fait un master d’arts au St Hugh's College de l'université d’Oxford, a rejoint SciencesPo Paris puis l’ENA. Diplômée de l’école d’administration, elle rentre dans le corps des inspecteurs de l’IGAS, avant d'être nommée en 2007 directrice de la promotion de l'égalité à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde).

Elle quitte le poste en 2010 pour l'ambassade de France au Kenya, où elle sera conseillère pendant quatre ans. Pour ce nouveau job d’ambassadeur dans les instances internationales, elle a été choisie sur proposition du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, peut-être sur les conseils du chef de l’État. Car à l’ENA, elle faisait partie d’une célèbre promotion, la Senghor (2004). La même qu’un certain Emmanuel…

Source: 

Thomas Moysan

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