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« Très persistantes », ces « substances chimiques nombreuses » - notamment PFOA, PFOS, PFHxS, PFNA, pour lesquelles « il existe des preuves sanitaires solides » d'effets sur la santé -, sont omniprésentes dans l'environnement, les aliments et les produits du quotidien, indique la direction générale de la Santé dans une fiche destinée aux professionnels de santé.
Si « toute la population est exposée » à cette vaste famille de polluants, certains peuvent être surexposés : les travailleurs de l'industrie fabriquant des PFAS ou manipulant des produits les contenant, les habitants de zones de « contamination plus marquée ». Différents facteurs, notamment le niveau d'exposition, peuvent en effet faire varier fortement le risque sanitaire.
Invitant les professionnels de santé à se montrer plus vigilants avec ces catégories ainsi qu'avec les femmes enceintes, ou allaitantes, et les nourrissons, particulièrement vulnérables, le ministère de la Santé préconise de « réduire (son) exposition personnelle par quelques gestes simples ».
Réduire l'exposition au quotidien
Le ministère recommande ainsi, dans des documents à destination du grand public également diffusés mercredi, de varier son alimentation - en mangeant de saison, bio si possible, cuisiné maison - et de boire de préférence de l'eau du robinet, soumise à des contrôles - « en cas de non-conformité », « des restrictions d'usage peuvent être mises en place ».
À la maison, il convient de limiter l'usage des emballages résistants à l'eau et aux graisses, d'éviter poêles antiadhésives, bouilloires et contenants en plastique, « surtout usés », pour privilégier le verre, l'inox et la fonte, et de ne pas chauffer les aliments dans du plastique.
Il est aussi conseillé d'aérer les pièces dix minutes par jour, de faire des lavages humides des sols, avec des produits d'entretien simples (savon noir, vinaigre…), de limiter l'usage des textiles traités et des produits antitaches ou imperméabilisants.
Le ministère incite aussi à limiter l'usage des cosmétiques résistants à l'eau (« waterproof ») ou « longue tenue » pour privilégier les produits « simples » et labellisés « bio », les vêtements en fibres naturelles, de seconde main ou de marques n'utilisant pas de PFAS.
Ces PFAS, pour substances per- et polyfluoroalkylées, « peuvent avoir des effets délétères sur la santé humaine: augmentation du taux de cholestérol, cancers, effets sur la fertilité et le développement du fœtus, etc », rappellent ces documents.
Avec AFP
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