Nipah : malgré trois cas à la frontière indo-bangladaise, un faible risque au niveau mondial

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Le risque de propagation du virus mortel Nipah est faible au niveau mondial, estime l’Organisation mondiale de la santé, après trois cas d'infections en Inde et au Bangladesh, dont un décès.

Nipah : malgré trois cas à la frontière indo-bangladaise, un faible risque au niveau mondial

© Midjourney x What's up Doc

 

« L'OMS évalue le risque de propagation du virus Nipah, tant au niveau régional que mondial, comme faible », a déclaré hier son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse à Genève.

Le mois dernier, deux cas de contamination par ce virus ont été confirmés dans l'Etat du Bengale-Occidental, dans le nord-est de l’Inde. C’est dans ce même Etat que les premiers cas avaient été recensés dans le pays en 2001.

Une femme est décédée au Bangladesh la semaine dernière après avoir contracté ce virus, « suscitant des craintes d'une propagation plus large ».

Mais « Les deux foyers ne sont pas liés », a affirmé Tedros Adhanom Ghebreyesus, « même si tous deux sont survenus le long de la frontière entre l’Inde et le Bangladesh », où on trouve notamment « des chauves-souris frugivores, connues pour être les porteuses naturelles du virus ». Aucun autre cas n’a été identifié après le suivi de plus de 230 contacts.

Découvert en 1998

La première épidémie de Nipah a été enregistrée en 1998 après que le virus s'est répandu parmi les éleveurs de porcs en Malaisie. Il porte le nom du village où il a été découvert. En 2018, une épidémie survenue dans le Kerala, un état du sud de l'Inde, avait fait 17 morts.

Les symptômes comprennent une fièvre intense, des vomissements et une infection respiratoire. Les cas graves peuvent se caractériser par des convulsions et une inflammation cérébrale entraînant un coma.

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Le taux de mortalité varie de 40 à 75%, selon l'OMS, et aucun vaccin n'existe contre ce virus, qui se transmet généralement aux humains par les animaux ou par des aliments contaminés.

Avec AFP

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