Municipales : un guide de bonnes pratiques pour l’accès aux soins

À l’approche des élections municipales, trois associations représentatives des jeunes et futurs médecins (l’Anemf, l’ISNAR-IMG, ReAGJIR) viennent de publier un guide de bonnes pratiques pour l’accès aux soins.

Les jeunes et futurs médecins ont décidé de s’engager pour les élections municipales qui s’approchent à grands pas. Avec l’objectif suivant : que les futurs maires se préoccupent de l’accès aux soins de leurs administrés. Pour ce faire, ils ont décidé de s’associer, pour proposer un guide de bonnes pratiques pour l’accès aux soins, trois associations : l’Anemf (l’Association nationale des étudiants en médecine de France), l’ISNAR-IMG (InterSyndicale nationale autonome et représentative des internes en médecine générale) et ReAGJIR (Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants).
 
Ce guide permettra de « sensibiliser leurs confrères et d'avancer aux côtés des élus pour appréhender au mieux les enjeux de l’installation et agir grâce à des propositions concrètes », espèrent dans un communiqué commun les trois associations qui proposent d’agir sur la formation (réforme des études de santé, stages, aides pour les déplacements, bourses d'études…) et l’installation (contrat de début d’exercice, amélioration des conditions de remplacement, guichet unique, exercice mixte…), mais aussi de renouveler l’offre de soins (développer l’interprofessionnalité, l’exercice coordonné…).
 
Grâce à cet outil, les élus locaux pourront « agir pour attirer les jeunes dans leurs territoires » à travers un certain nombre de mesures : « Accompagner les maîtres de stage des universités (médecins accueillant des étudiants en formation) et les étudiants dans leurs déplacements, leurs hébergements et comprendre leurs attentes, pour leur faire découvrir un territoire ». Mais aussi, dans le cadre d’une installation, « accompagner le projet professionnel et personnel, proposer des aides complémentaires à l’installation, faciliter l’exercice mixte, etc. ».

Rénover l'offre de soins

Sur un plan global, il est nécessaire pour les trois associations de « rénover l’offre de soins en la réorganisant et en facilitant la mise en relation entre professionnels de santé », en s’appuyant notamment sur les MSP (Maisons de santé pluri-professionnelles), les CPTS (Communautés professionnelles territoriales de santé) ou la télémédecine.
 
Pour l’Anemf, l’ISNAR-IMG, ReAGJIR, les jeunes et futurs médecins généralistes savent qu’il faudra attendre au moins 2025 avant que leur nombre augmente à nouveau. L’urgence n’est donc pas « de mettre en place des mesures coercitives qui desserviraient l’attractivité de la spécialité, mais bien de prendre en charge au mieux les bassins de population de patients, avec l’ensemble des professionnels de santé d’un territoire ».
 
Pour cela, il faut « faire découvrir les territoires aux jeunes et futurs médecins pour leur donner envie de s’y installer, les accompagner sans surenchères, et repenser l’organisation des soins à une nouvelle échelle ».
 
Pour lire le guide, cliquez ici.
 

Portrait de Julien Moschetti

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