MG France espère une stratégie de dépistage plus robuste

Dans un communiqué de presse daté du 21 août, le syndicat MG France dénonce des protocoles et des stratégies de dépistages trop fragiles.

Depuis le 11 mai, ce sont bien les médecins généralistes qui sont les acteurs primaires en terme de dépistage de Covid-19. Ce sont eux qui effectuent les tests et qui lancent les enquêtes contact. Dans ce communiqué, ils dénoncent d’abord des délais d’obtention des résultats des tests PCR trop longs, souvent supérieurs à 48H. Ce qui les pousse à s’indigner face au manque de logique. En effet, il n’y a aucune priorisation dans la réalisation des tests. C’est-à-dire que les tests prescrits par des médecins ne sont pas prioritaires par rapport aux tests de convenance proposés gratuitement à tous, sans prescription ni justification. C’est un fait que MG France avait déjà dénoncé. 

Un manque de cohérence 

De plus, le syndicat souligne un point important : la limite de l’interprétation des tests. Le fait qu’ils soient positifs ne signifie pas toujours une contagiosité importante et pour autant, "négatif" ne signifie pas nécessairement absence totale de contagiosité. La question que soulève MG France est donc : quelle prise en charge adopter? « Est-il cohérent de baser nos prises en charge sur un résultat unique ? », questionne le syndicat.

Autre point sur lequel s’exaspère le syndicat : le fait que les résultats des tests, réalisés dans des centres ambulants, sont communiqués au médecin traitant de façon totalement aléatoire, et régulièrement plus de trois jours après réalisation. Et ce, que le résultat soit positif ou négatif. MG France conclut son communiqué ainsi: « Il est grand temps que les pouvoirs publics, aidés des scientifiques, décident d'une stratégie de dépistage beaucoup plus robuste et cohérente que celle actuellement en vigueur. »

 
Portrait de Mélanie Philips

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