L'Ecole Européenne de Chirurgie (EEC) organise des formations par simulation in-situ. What's up doc a assisté à la journée organisée à l'Institut Gustave Roussy. Après le briefing, deuxième étape de la formation : on enclenche les scenarii, ce sont les mises en situation.
Les lieux de formation peuvent être la salle de réveil, la salle d’opération, la salle d’accouchement ou tout autre lieu où peuvent survenir des accidents aigus, par exemple la chambre de malade.
Les formateurs s’intéressent avant tout à l’amélioration des capacités de transmission de l’information entre les acteurs que de leurs compétences techniques. Ils le résument en trois types de savoirs : le savoir théorique, le savoir-faire, et le savoir être : c’est surtout sur ce dernier qu’ils insistent lors de la simulation.
On apprend à avoir une vision globale de la situation, pour éviter d’agir seul dans son coin. « Il faut décloisonner le système, avoir une vision d’ensemble », selon le Pr Perniceni, formateur à l'EEC.
La plupart des erreurs médicales viennent, d'après les formateurs, de problèmes de communication à l’intérieur des équipes ou entre équipes. Le vocabulaire utilisé est important et on travaille à une standardisation des messages comme dans l’aviation. Par exemple, les facilitateurs répondent volontairement de façon vague aux questions posées et observent si l’apprenant sollicite plus de précision ou non, élément qui peut s’avérer crucial.
Photo : Cécile Lienhard, simulation organisée par l'EEC à l'Institut Gustave Roussy
Source:
Cécile Lienhard
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