J’ai fait une victime d’affection iatrogène !

Certains l’ignorent, d’autres l’anticipent ou encore cohabitent avec, mais À la fin peut-on vraiment la supprimer??

Article proposé avec le soutien de l'Oniam (Office national d’indemnisation des accidents médicaux)

IATROGÉNÈSE… Y EN A TROP !

C’est pas moi, c’est lui !

C’est un leitmotiv courant chez nous et pourtant, on le sait : une maladie, un symptôme, un effet secondaire… sont considérés comme iatrogènes dès lors qu’ils résultent de notre prescription ou intervention sur un patient, qu’il y ait ou non erreur de traitement ou d’indication.

Que l’on soit Dr House, John Carter ou simplement fraîchement installé(e) dans son cabinet, le risque est le même pour tous ! La iatrogénèse touche les meilleurs comme les plus nuls car toute thérapeutique implique son inexorable lot d’effets secondaires…

Pas de quartier, c’est ainsi depuis l’époque des saignées, il nous faut donc vivre avec. Faute aux médocs, à une interaction ou à la technique chirurgicale dernier cri ? Rien n’y change, tous les chemins mènent à la iatrogénèse.

Et le facteur de risque n° 1, c’est d’abord la pres’ médicamenteuse !

Alors, quand on sait que nous sommes les champions de la surprescription (25 patients sur 1 000 sortent sans médicament d’une consult’ en France, contre 6/10 aux Pays-Bas) on comprend pourquoi la iatrogénèse est loin de nous épargner :

140 000 hospit’ / an pour effets indésirables.

13 000 décès avérés pour accidents médicamenteux.

 

QUI SONT LES VICTIMES ?

Les patients sont d’abord nos victimes. Par mal-observance ou mauvaise prescription, peu importe, dès lors que nous avons agi, c’est de notre responsabilité dont il s’agit.

Et parmi les patients, les + de 65 ans sont 2 fois plus touchés.

Comorbidités, polymédications, altérations rénales ou hépatiques… les raisons ne manquent pas et

10 à 20 % de ces affections-là conduisent tout droit à l’hôpital !

Et ne comptons pas sur le temps qui passe, il n’existe pas de délai de prescription en matière de iatrogénèse : on peut toujours être inquiété !

 

COMMENT L’ÉVITER ?

Pas de miracle, mais quelques recos de bonnes pratiques pour la limiter :

• s’assurer de l’observance en fustigeant l’automédication ;

• informer les confrères des nouvelles pres’ ;

• contrôler les interactions ;

• redoubler de vigilance avec les plus âgés ;

• lutter contre le nomadisme médical, source de démultiplication des ordonnances…

Bref, il faut surtout privilégier le bon sens et l'honnêteté car, malgré tout… quoiqu’on fasse, le pire peut toujours nous arriver !

Alors, prudence…

 

CONSEILS, AU CAS OU…

Connaître et savoir rechercher les complications de nos gestes, les risques d’interactions de nos prescriptions, les effets secondaires des traitements limitent les conséquences.

Si malgré tout on se retrouve menacé par une plainte pour affection iatrogène, mieux vaut s’orienter vers un règlement à l’amiable, plus facile pour les victimes comme pour nous !

(Lire Faire ami-ami… avec les CCI)

 

ONIAM :

Tél. 0 810 600 160  //  www.oniam.fr

Portrait de La rédaction
article du WUD 9

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