Installation en clinique : le grand saut

Voici le moment de l’installation en clinique qui arrive… et le palpitant qui s’emballe ! Olivier Peliks, directeur de la clinique Guillaume-de-Varye (Saint-Doulchard, 18), nous explique l’accompagnement qu’il propose à ses futurs nouveaux installés…

WUD Olivier, existe-t-il des aides financières au lancement de l’activité ?

OP Oui, et de plusieurs types ! Nous pouvons proposer une avance d’honoraires à rembourser mensuellement après 1 an par exemple. Ce peut être aussi une garantie d’honoraires, un minimum assuré par l’établissement, souvent pendant 6 mois, selon la spécialité et les perspectives de recrutement.Toutefois, en pratique, la montée en puissance de l’activité est rapide. Les objectifs de rémunération sont vite atteints, voire dépassés, et l’intérêt de ces aides est limité. À condition de ne pas négliger les impôts qui seront à payer l’année suivante, ni les cotisations à n+2...

 

WUD Quelles autres aides pouvez-vous proposer ?

OP Tout d’abord, des aides et conseils juridiques et logistiques. Que ce soit la direction du groupe ou la direction d’établissement, nous aidons les médecins à anticiper les étapes de leur installation. Nous pouvons guider leur recours à des professionnels compétents, adaptés à leur profil, pour l’aspect juridique, les questions assurantielles ou encore l’achat de matériel. Ensuite, il nous arrive d’accompagner la recherche de logement, de dépanner même certains médecins. Nous pouvons apporter notre soutien pour des démarches administratives, comme l’inscription des enfants à l’école ! Nous jouons le rôle de « pense-bêtes » comme pour les inscriptions à l’Ordre. Enfin nous disposons aussi du contrat d’engagement de service privé (CESP) qui propose une aide financière (1 500 €/mois) et administrative à l’installation durant la dernière année du cursus d’un jeune médecin.

 

WUD Trouvez-vous les jeunes médecins inquiets pour leur installation ?

OP Ils expriment surtout le besoin de s’entourer d’une équipe et d’un bon plateau technique.

Ils apprécient de poursuivre leur apprentissage au quotidien aux côtés de confrères ayant d’autres compétences qu’eux. Et ils recherchent la garantie d’une pratique de qualité avec un bon recrutement.

 

WUD Comment les voyez-vous évoluer durant leur installation ?

OP Au cours des 3 à 6 mois que prend l’installation, on découvre des personnes sûres d’elles mais qui ne sont pas faites pour ça, et d’autres peu assurées, voire même inquiètes… Il faut un esprit entrepreneurial et un goût pour la liberté de se développer et de s’organiser comme on le souhaite. Mais pour ceux qui vont au bout de leur installation : je n’en ai pas vu un(e) seul(e) le regretter !

 

 

Article réalisé avec le soutien de la FHP (Fédération de l’hospitalisation privée)

Portrait de La rédaction
article du WUD 15

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